Euh... bienvenue ?

Hé ! On dirait qu'on serait amis ?

15 avril 2015 ~ 0 Commentaire

Quitter Fourmiland

J’ai plusieurs passions dans la vie.

Quitter Fourmiland dans La location c'est mignon dazed-hair

Me couper les cheveux n’importe comment et me regarder pousser les ongles par exemple. Ou encore chanter à tue-tête Jésus est né en Provence, le (bon) fromage et le (bon) vin rouge. Répondre ‘mille’, ‘bleu’ ou ‘je me touche’ quand on me pose une question (je suis quelqu’un de classe) et dire du mal de Fauve et d’Indochine. D’autres de mes passions sont la mode et le shopping (ah, on me fait signe que c’est faux), être grossière au volant d’une voiture et vivre dans des endroits spacieux.

Pour cette dernière on peut quand même se demander pourquoi, dans la mesure où je vis exclusivement dans ma chambre et que j’ai assez peu d’affaires Mais on va faire comme pour le savon rose qui dégage une odeur de fleur moisie : on ne va plus en parler. Bon, forcément, comme je ne suis pas millionnaire, le fait de ne pas vivre à Paris m’aide beaucoup dans ma passion.

Du coup, avec SuperColoc, quand on a décidé de quitter le pays de la fourmi et du vent on a cherché parmi les plus grands apparts qu’on pouvait trouver à un prix raisonnable. C’est-à-dire payer moins cher qu’un 20m² parisien pour le triple de sa taille. Je ne me rappelle même plus ce qu’on a visité avant de trouver celui qu’on voulait. Il était grand, il était beau, il sentait bon le sable chaud… ah non pardon, je m’égare. Il était grand certes mais surtout, tu ne vas pas me croire : les fenêtres étaient toutes en double-vitrage ! Et en PVC ! T’imagines un peu le luxe ou pas ?

On le voulait tellement qu’on l’a pris près d’un mois avant de pouvoir déménager, alors on a pu vider Fourmiland petit à petit pendant les vacances d’été. Après il a fallu nettoyer l’appart. (petit aparté : si tu as des murs blancs, arrête de fumer, vraiment.) et virer tout ce qu’on ne prenait pas avec nous. Comme le frigo-congèle dont le bas nous servait de rangement à casseroles depuis trois ans et qui pesait le poids de deux éléphants décédés. Une table en bois nulle à laquelle on n’a jamais mangé puisque la cuisine était trop petite pour y mettre des chaises et un magnifique fauteuil vert bouteille à peine encombrant qu’on avait trouvé avec son jumeau sur le trottoir. Ce n’est pas une expression pour dire qu’ils se prostituaient, on parle de fauteuils là, suis un peu ! Les gars d’Emmaüs ont refusé de l’embarquer sous prétexte qu’il était abîmé et qu’ils ne faisaient pas de transport à la décharge (je pense que la couleur les agressait en fait). Du coup, on s’est retrouvé avec cette merveille sur les bras le jour de l’état des lieux et on a pensé à l’abandonner sur le trottoir puisque la voiture de SuperColoc n’était pas assez grande, mais ça nous rendait trop triste. J’ai pensé récupérer le fourgon de ma mère pour aller le jeter mais c’est à peu près le seul jour de l’année où elle était partie travailler avec. On a fini par débarquer chez mon père, tôt le matin pour lui emprunter sa voiture. Le pauvre venait tout juste de se lever et m’a tendu ses clés sans rien comprendre. Quand on est revenues une heure plus tard il n’avait toujours pas compris ce qu’on lui voulait.

On a donc fini par déménager et je me suis une fois de plus attribué la plus grande chambre. Officiellement rapport au fait que j’ai un piano, officieusement ça a plus à voir avec l’adorabilité (si, ça existe) de SuperColoc et à mon côté capricieux et mes goûts de luxe (je te fais toujours rêver comme coloc là, non?) On avait la salle de bains la plus cool du monde : elle faisait 1m² et c’était une espèce de bloc en plastique jaune qui contenait une chiotte, un lavabo et une douche. Super classe quoi ! Hé, si ! Pouvoir te laver les dents et les pieds tout en faisant pipi c’est la classe, je t’assure.

On a un peu déchanté en constatant le taux d’humidité dans l’appartement et l’air frais (glacé en fait) qui passait sous les plinthes, principalement dans la chambre de SuperColoc.

Les voisin-e-s du dessus (on ne sait pas, on n’a jamais su qui habitait dans cet immeuble) avaient un amour immodéré pour Les lacs du Connemara de Michel Sardou, mais seulement au dessus de la chambre de SuperColoc, moi je n’ai jamais rien entendu.

C’est dans cet appartement qu’on a survécu à l’un des terribles tremblements de terre de 2013 (de magnitude 3 je crois, donc hyper dangereux !) Sur le coup j’ai juste pensé que le tractopelle qui faisait des travaux dehors était rentré dans l’immeuble mais sans m’alarmer plus que ça. Je perds absolument tout le peu de sang-froid et de dignité que je possède devant une araignée (ou d’un papillon de nuit) mais en présence de menaces moins graves je reste sereine. La réaction de SuperColoc et d’une de ses amies présente à ce moment était bien plus intéressante. Elles m’ont appelé en piaillant « Hiiii ! Ça fait peur ! Qu’est-ce qu’on fait ? » J’ai été super flattée de voir qu’elles me confondaient avec Superman et me pensaient capable de combattre un tremblement de terre (ou un tractopelle, selon le point de vue) J’ai très simplement répondu, avec une force rassurante « euh… ben rien. »

rhpsf appartement dans La location c'est mignon

On a aussi survécu à plusieurs débuts d’incendie. J’ai une capacité impressionnante à mettre le feu à des tas de choses improbables. Heureusement que la première fois où j’ai mis le feu à une casserole pleine d’huile et que j’ai essayé d’éteindre le désastre en y versant de l’eau (ne fais pas ça. Vraiment.) mon père était présent et m’a sauvée en me lançant un regard de désespoir teinté de déception (ouais, j’avais un peu plus de huit ans quand même). J’ai donc continué ma carrière en faisant brûler un coussin rempli de graines de je ne sais pas quoi avant de me promener avec dans la chambre de SuperColoc pour y vicier l’air (je suis LA coloc idéale, je te rappelle). J’ai plusieurs fois regardé de grandes flammes onduler dans une poêle remplie de légumes surgelés, en n’articulant qu’un « oh » à peine emmerdé avant de quand même retirer tout ça du feu. J’aurais dû y mettre de l’alcool, ça m’aurait fait des légumes flambés tiens. SuperColoc a quand même gagné la compétition en foutant le feu au micro-ondes. Non, non, pas au plat à l’intérieur mais directement au micro-ondes. Sa réaction a participé à sa médaille d’or il faut bien le dire. Elle sautillait dans la cuisine (nous sommes des personnes sautillantes) en criant « y’a le feu y’a le feuuuuuu oscouuuurs ! » Bon, je lui ai quand même conseillé de débrancher la machine possédée avant de faire quoi que ce soit.

microwave-failure araignée

On habitait au rez-de chaussée d’un immeuble dont la porte d’entrée n’a pas fermé pendant plusieurs mois (je choisis mes logements en fonction de ça d’ailleurs) et SuperColoc, n’étant pas forcément très tranquille à ce propos, fermait systématiquement notre porte à clé même s’il était 15h et qu’on était présentes toutes les deux. Par contre, comme moi je ne le faisais que lorsque j’y pensais c’est arrivé quelques fois qu’on laisse la porte déverrouillée toute la nuit. C’est comme ça qu’une nuit, la porte de ma chambre étant entrouverte, j’ai été réveillée par des lumières vives de lampe torches (ou plus probablement de téléphones portables dans la mesure où on n’est plus en 95). J’ai dû penser (ou oublier de penser) que c’était le mec de SuperColoc qui rentrait de soirée en essayant de ne réveiller personne et je l’ai donc envoyé chier à base de « casse-toi je dors » en bougeant à peine de mon lit. J’ai appris le lendemain qu’à cette heure-ci le mec de SuperColoc était rentré depuis déjà longtemps et je n’ai donc toujours aucune idée de qui est entré chez nous vers 4h du matin. Bizarrement après ça SuperColoc n’a plus jamais oublié de verrouiller la porte (moi si).

Et puis un jour SuperColoc a trouvé que vivre avec son copain était devenu une bonne idée. Moi qui avais été si parfaite comme colocataire (j’ai d’ailleurs cru pendant longtemps que le féminin de colocataire était colocatrice) (chut, ne dis rien) je me suis sentie tellement abandonnée. Mais je lui ai vite pardonné lorsqu’elle m’a promis de m’inviter souvent pour boire de la bière en regardant les reines du shopping (cette émission me fait si peur).

On a donc recommencé à virer des affaires, à mettre en cartons, à nettoyer (si tu as des murs blancs, vraiment arrête de fumer, t’écoutes pas quand je parle ou quoi ?) et je me suis trouvé un nouvel appartement fantastique (j’ai encore fait très fort) mais je t’en parlerai un autre jour.

Alors si tu habites en Bretagne et que tu cherches un appartement irréprochable, surtout n’hésite pas à m’appeler à l’aide. Je suis de très bon conseil.

14 avril 2015 ~ 0 Commentaire

Viens chez moi, on est bien bien bien bien.

Aujourd’hui, c’est l’été.

Viens chez moi, on est bien bien bien bien. dans La location c'est mignon yay2

Certes, on est le 14 avril mais il fait à peu près 25° et dans ma ville on appelle ça la canicule. Je crois que des gens ont commencé à décéder d’ailleurs. Environ tous les habitants se sont promenés à moitié à poil avant de s’échouer élégamment à une terrasse pour commander de la bière ou un diabolo banane-kiwi (ne bois pas ça) pour les plus jeunes. Hé oui, je viens de l’ouest-ouest de la Bretagne, ici tu bois de l’alcool où tu es viré-e du bar (non je ne perpétue pas les clichés).

Comme je suis une personne d’une incroyable originalité j’ai fait la même chose avec SuperColoc, sauf qu’on a zappé la phase promenade pour passer directement à la boisson. (Hé oh, faut pas déconner, j’ai fait une fois du sport l’année dernière, ça me suffit) Pendant qu’on essayait de combattre la déshydratation en buvant un mojito pour elle et une bière pour moi (je suis quelqu’un de basique) elle m’a fait remarquer que même si elle avait un surnom fantastique (elle est un peu plus humble que moi mais de peu) j’avais oublié moults détails à propos de l’appartement aux fenêtres non isolantes.

Elle m’a rappelé par exemple qu’on avait eu pas une mais deux inondations. Un soir un flexible ou je ne sais quoi (tu me sens calée dans le domaine là ou pas ?) du lavabo de la salle de bains a lâché et nous a déversé là aussi plusieurs centimètres d’eau dans la salle de bains. Écoper de l’eau gelée dans une salle de bains où la fenêtre en mousse (mais non, en bois) s’ouvre quand il y a trop de vent (je te rappelle que je vis en Bretagne) c’est l’éclate !

On a aussi fait appel à un type étrange pour déboucher l’évier de la cuisine. Il s’est ramené avec un très long tuyau qui lui a servi a déterminer si c’était à nous ou aux proprios de payer, en fonction de l’endroit où l’eau stagnait (spoiler : évidemment qu’on a dû payer). Un jour je te parlerai de mon incapacité d’ouvrir les bouchons avec sécurité pour enfants et de la peur qu’éprouve SuperColoc pour les produits corrosifs (duo de choc).

Une fin d’après-midi on a aussi eu la visite d’une nettoyeuse d’escaliers qui avait l’air un peu embêté. Elle nous a expliqué qu’elle était là en remplacement de dernière minute et qu’elle n’avait aucune de ses affaires et nous a demandé si on pouvait lui prêter un balai. A notre tour on a eu l’air un peu emmerdé en lui répondant que l’on n’en avait pas (ne pose pas de questions) et comme nous sommes d’une rapidité déconcertante, après un silence plutôt gênant, on a fini par lui proposer notre horrible aspirateur (qui avait construit par le diable pour punir l’humanité). Elle a semblé un peu soulagée, visiblement jusqu’ici elle nous prenait pour de graves handicapées du ménage. On lui a donc prêté notre aspirateur et une prise électrique (nous sommes si bonnes) ainsi qu’un seau rempli d’eau de javel et une serpillière. Après un petit sermon à base de ‘l’eau de javel c’est caca’ (moi j’aime bien, ça me rappelle la piscine où je foutais la honte à ma sœur) elle est repartie, il me semble pour un nouveau remplacement. Peut-être que les autres gens étaient riches et possédaient un balai, nous ne le saurons jamais.

Cet appartement fabuleux possédait plusieurs portes en vitre fumée (c’était beau), dont une entre ma chambre et celle de SuperColoc. ‘Hé Marcelle, si on mettait une porte toute simple en bois pour la cuisine mais une qui laisse passer toute la lumière entre ces deux pièces qui pourront servir de chambres ? Mais quelle bonne idée, tu gères Marcel !’ On a fini par poser un rideau (on l’a fait faire en fait, fallait faire deux trous et tout, ça m’avait donné mal à la tête) mais avant ça, cette porte m’a quand même permis de voir une magnifique chute en ombres chinoises. SuperColoc tombe bien, littéralement ; quand elle se vautre c’est toujours beau. Cette fois-là elle a voulu sortir rapidement de sa chambre et j’ai vu une ombre de pieds partir vers le plafond pendant que l’ombre du reste du corps s’est écrasée contre le sol. Tu vois les mecs qui glissent sur des peaux de bananes (mais qui fait ça ?) dans les films ? Hé ben là, tout pareil. J’ai failli applaudir quand SuperColoc m’a annoncé, un peu perturbée quand même, qu’elle venait de marcher… sur une feuille blanche. Je lui ai mis un 10 pour l’effort et un 10 pour la beauté du mouvement.

fall-back alcool dans La location c'est mignon

(cet article est sponsorisé par Liz Lemon)

Je vais quand même te raconter un des moments les plus glorieux de mon existence qui s’est déroulé en rangeant des chaussures (tu es déjà fasciné par mon histoire là, non ?). Dans le coin du placard, tout au fond, j’ai vu une énorme araignée et comme je suis une personne courageuse et très mesurée, j’ai fait ce que n’importe qui aurait fait : j’ai comblé le jour au bas de la porte, avec une couette je crois bien, et je suis partie de l’appartement.

par araignée

Je n’ai aucun souvenir de ce que j’ai fait de tout l’après-midi mais j’ai fini par rentrer et me suis terrée dans mon lit en lançant des coups d’œil anxieux vers le placard en attendant le retour de SuperColoc. En voyant le bordel dans ma chambre et mon air défait elle a eu un peu peur avant que je lui annonce, très à l’aise avec ma réaction valeureuse « y’a  une araignée » Le truc très cohérent dans cette histoire c’est que j’étais persuadée qu’elle était morte (pas SuperColoc, l’araignée) SuperColoc, héroïque, s’est proposée pour me sauver. Elle s’est approchée, doucement, armée d’une pelle et d’une balayette pendant que je me dressais le plus haut possible sur mon lit à l’autre extrémité de la pièce. Et évidemment quand elle a essayé de me débarrasser de cette créature de l’enfer, cette saloperie (l’araignée, toujours pas SuperColoc hé oh) s’est mise à courir. Une scène, digne des plus vaillants de ce monde a suivi. En gros je me suis mise à trépigner debout sur mon lit en braillant «tape, tape, tape ! Tue-laaaaaa » pendant que SuperColoc cognait frénétiquement sur la pauvre bestiole qui n’avait rien fait de mal à part vivre dans le placard d’une hystérique. Une fois sûre qu’elle était morte, SuperColoc a abandonné et a jeté ses armes en déclarant qu’elle ne pouvait plus s’en approcher. Je pense avoir un tout peu contribué à la rendre nerveuse (mais seulement un peu). Et j’ai donc passé plus d’un quart d’heure à me décider à nettoyer le massacre (le jus d’araignée, c’est sale). Depuis j’ai appris à les virer moi-même ou à leur lancer La Callas sur la tête.

On avait aussi un beau carrelage vert bouteille sur une partie du mur de la cuisine, pas loin du vieux micro-ondes tout pourri qui faisait sauter les plombs une fois sur deux quand on le mettait en marche. La lumière du couloir n’a d’ailleurs pas fonctionné pendant des semaines parce qu’on a fait sauter le courant au lieu de rétablir celui de chez nous. C’est le voisin du dessus qui a fini par émettre l’hypothèse qu’on était peut-être un peu demeurées. Mais toujours gentiment hein.

Bon, peut-être que dans cet appart on n’avait qu’une moitié de fenêtres qui fermaient correctement et que toute la tuyauterie était faite en tubes de carton mais, hé ! On avait un bidet !

12 avril 2015 ~ 0 Commentaire

C’est aujourd’hui dimanche

Qu’y a-t-il de mieux que d’être réveillée un dimanche matin à 5h30 par le bruit d’un chat en train de vomir ? Hé bien je vais te le dire : c’est être réveillée à 5h30 un dimanche matin par le bruit d’un chat en train de vomir et ne pas savoir où. J’ai cru avoir trouvé à l’odeur mais en fait non, c’était juste celle d’un nouveau savon que j’ai acheté hier (ne me demande pas pourquoi j’achète du savon senteur ‘pâte d’amandes et framboise’ mais je te conseille de ne pas faire la même erreur que moi) (Yurk).

C'est aujourd'hui dimanche dans Parlons chats yuck

Sinon, hier je devais emmener Creepy Cat à une journée d’adoption. Une super journée pour les animaux où ils restent des heures dans de petites cages à attendre que quelqu’un les trouve mignons et veuille en adopter au moins un. Bizarrement (non), Creepy Cat a senti le truc et j’ai passé presque trois quarts d’heure à essayer de le faire rentrer dans la cage de transport. J’ai même pleuré et supplié mais rien à faire. La Callas, par contre, est entrée et sortie plusieurs fois de la cage comme pour me montrer à quel point elle était bien dressée. Après m’avoir craché dessus et s’être mis à trembler (ce chat est une drama queen) il est revenu se rouler à mes pieds en ronronnant quand il m’a vu laisser tomber. Je crois que Creepy Cat me fait sentir qu’il n’aime que moi (ne casse pas mes rêves) et qu’il refuse que quelqu’un d’autre l’adopte.

tumblr_lm2yy9aMaw1qe6x23 adoption dans Questions du dimanche

Bon, je vais te dire, ça m’arrange un peu. D’abord parce qu’un de mes grands buts dans la vie est que l’on n’aime que moi et ensuite parce que je l’aime bien finalement, ce chat flippant.

A part ça c’est dimanche, et le dimanche, je me questionne. Je t’assure ; j’ai la tête pleine de questions, j’y réfléchis (et ça fait mal) mais les réponses sont rares.

Comme : pourquoi Zaz ?

Pourquoi et comment peut-on faire de l’huile pour cheveux qui sent la crème dépilatoire ?

Mes cheveux vont-ils tomber ?

Pourquoi Creepy Cat préfère manger les croquettes qui le font vomir (et qui ne sont pas les siennes) plutôt que les autres ?

Ce chat est-il boulimique ?

Existe-t-il des spécialistes de la boulimie chez les chats ?

Ai-je vraiment acheté un savon qui pue juste parce qu’il était rose ?

Pourquoi la séparation des L5 ?

Pourquoi je passe mon temps à commencer de nouvelles séries au lieu de finir celles que j’ai en cours ?

Suis-je vraiment obligée d’aller travailler demain ?

En quoi est-ce que la question ‘si tu ne m’achètes pas de marlboro light est-ce que je peux au moins te gratter l’oreille gauche ?’ posée par un inconnu au bar-tabac est-elle normale ?

Est-ce que devenir gourou de secte est un métier accessible ?

Quelqu’un veut-il bien venir laver ma vaisselle ?

Je crois que ce sera tout pour aujourd’hui. Si jamais tu trouves des réponses ou que tu penses en trouver, ne te prive pas de partager avec moi. Mais si tu préfères continuer ta couvertue en patchwork en plumes de pigeon, ne t’en fais pas je te comprends.

06 avril 2015 ~ 1 Commentaire

Cherche appartement avec porte et fenêtres.

Il y a plusieurs années je suis entrée dans le monde merveilleux de la colocation.

Cherche appartement avec porte et fenêtres. dans La location c'est mignon atpthrd

Pour faire simple, ma préférée copine (je ne peux pas dire ‘meilleure amie’, ça me file des remontées acides et je parlais comme ça à huit ans, et je fais ce que je veux) du lycée voulait partir de chez elle mais pas seule. Du coup elle m’a proposé de rendre un appart pour nous deux. J’ai résisté un bon moment à base de “on peut pas, tu vas me haïr au bout de deux semaines”, “je suis invivable”, “tu vas m’assassiner et ensuite tu auras des ennuis avec la police”. Et puis un soir je l’ai appelée (on va la nommer SuperColoc pour le moment, on verra plus tard) en lui demandant quand est-ce qu’on le cherchait cet appartement. Oui, j’aime la cohérence. J’ai passé une partie de mon été à essayer de convaincre mes parents de me payer un appartement, dans la même ville qu’eux, pour aucune raison vraiment valable (oui, je suis une enfant gâtée) et l’autre partie à chercher les papiers qu’il me fallait pour monter le dossier. On a cherché plein d’apparts partout (vive internet) et je la laissais téléphoner parce que j’ai une peur handicapante de me servir d’un téléphone (tu sens le boulet là ou pas ?) On avait des critères supers précis, enfin je crois, et on a visité plusieurs trucs avec un toit dessus d’une grande beauté (non). On a fini par trouver celui qu’on voulait, celui-là et c’est tout ! Bon, on a mis environ un quart d’heure à se décider et un quart d’heure c’est long. La dame nous a répondu embêtée au téléphone (enfin, pas à moi hein) qu’elle venait juste de le louer. Rhaaaa ! Mais..! Celui d’en dessous était libre et était à peu près agencé pareil. Après une rapide visite on a dit oui, en sentant bien quand même qu’on venait de choper l’appartement Lidl de l’immeuble.

Globalement pendant la première semaine, voire les deux premières, on avait un lit et une table basse (parce que personne n’était encore disponible pour nous aider à déménager) comme seuls meubles. Je me suis essentiellement nourrie de carottes râpées et de taboulé parce que j’avais décidé que dès qu’on aurait les clés je vivrai dedans. SuperColoc a trouvé que la maison de sa mère était tout de même un peu plus accueillante avant le vrai déménagement (ah ?)

On avait très envie de détester profondément les voisins du dessus qui nous avait volé notre appartement mais c’était au dessus de nos forces. C’était à peu près le couple le plus adorable du monde, du genre à s’excuser des bruits que pourrait faire le chaton de la taille d’une gerbille qu’ils venaient d’avoir et qui n’a jamais produit le moindre son. On aurait pu leur reprocher leur étrange passion pour Tri Yann et Alain Souchon le dimanche après-midi, (si, quand tu as à peine vingt ans c’est une passion étrange, si) mais comme ils ont supportés sans broncher mes morceaux de piano chaque jour en me félicitant même lorsqu’ils me croisaient on a abandonné l’idée.

On s’est assez vite rendu compte qu’on allait moins aimer notre voisin du dessous, qui organisait des fêtes extrèmement bruyantes, très régulièrement et de préférence en pleine semaine. Bon, moi je glandais à la fac donc c’était plus par mauvaise foi qu’autre chose que j’avais envie de lui faire du mal mais SuperColoc bossait, elle. La musique était tellement forte et l’immeuble tellement en carton que j’avais chaque fois l’impression que la fête se tenait dans ma chambre, je pouvais suivre chacune des conversations et reconnaître tous les (mauvais) morceaux qui passaient. Les fois où on est allées leur demander de faire moins de bruit (enfin pas moi, j’ai un genre de peur handicapante de parler à des gens que je ne connais pas) n’ont servi qu’à entendre des “CHUUUUUT ON DERANGE LES VOISINES ! … AHAH ! ON S’ATTACHE ET ON S’ABANDOOONNE… !”

sost Christophe Maé dans La location c'est mignon

Oui parce que j’aurais pu encore supporter de ne pas tellement dormir avant six heures du matin mais alors subir du Christophe Maé, non. Vraiment non. Et c’est comme ça qu’à 7h le matin, après avoir croisé SuperColoc avec des cernes sous les yeux qui partait bosser, tu te retrouves à passer l’aspirateur en talons aiguilles en faisant tomber le maximum d’objets au sol. Je n’aime pas trop la confrontation directe (je suis lâche) mais je peux être sournoise. Vilain voisin. Si je me souviens bien il s’était un peu calmé après ça.

On n’avait que peu de choses à reprocher à l’appartement lui-même mais ces quelques choses ont pris des proportions finalement assez grandes. Tu le savais toi, par exemple, que le double vitrage c’est vraiment important ? (Ne me regarde pas comme ça, on était jeunes et insouciantes) J’étais assez peu touchée par le problème parce qu’en plus d’avoir la plus grande chambre j’avais des fenêtres double vitrage en PVC qui me gardaient au chaud, pendant que SuperColoc se pelaient les miches constamment à cause de ses fenêtres en bois (tu visualises le bonheur d’être en colocation avec moi ?) En fait, ce qui était du côté de la rue (ma chambre et le salon) était bien isolé et le reste, qui donnait sur un parc dans lequel on a mis deux fois les pieds, était pourvu de fenêtres en bois à la peinture qui s’écaillaient joliment dès qu’on les touchait. Si tu te demandes pourquoi on a cru que cet appartement était celui qu’il nous fallait, sache qu’on se pose encore, nous aussi, la question.

On a aussi eu le droit à deux invasions de fourmis : elles sortaient de la douche, d’un endroit inconnu de la cuisine et entraient par la fenêtre de la chambre de SuperColoc. Bonheur ! Un soir, SuperColoc, qui n’en pouvait plus de retrouver des fourmis dans son lit (ah ?) l’a entouré de produit anti-bestioles façon rituel satanique et a terminé sa nuit dans la salon à cause de l’odeur, à mon avis toxique, qui lui montait à la tête. Je ne sais plus trop comment mais nous avons gagné cette bataille avant de perdre celle contre la chaudière.

A première vue la chaudière était plus vieille que nous, peut-être pas réunies mais pas loin. Non, on ne sait toujours pas pourquoi on a choisi d’habiter ici. Un soir, au mois de février sinon ce n’est pas drôle, j’ai pu constater son décès avec tristesse et un peu d’inquiétude quand son dernier geste a été de se faire éclater la valve ou le bouchon ou le… (oh ça va, je n’y connais rien !) en inondant la cuisine de plusieurs centimètres d’eau. J’ai fini par trouver l’arrivée d’eau de l’appartement, ce qui m’a pris plusieurs minutes (je ne suis pas une flèche) et j’ai mis plusieurs minutes de plus à réussir à la fermer (j’ai la force d’un enfant de six ans sous-alimenté) Se retrouver à écoper ta cuisine à 23h, après avoir demandé à ta coloc de revenir de sa soirée pour t’aider est une grand moment que chacun devrait vivre au moins une fois. Je crois que ça a mis presque deux semaines à être réparé. Vivre dans un appartement sans eau chaude ni chauffage pendant que tes voisins sont absents et ne chauffe donc pas non plus et recevoir chaque matin un sms de ta mère qui veut être sûre que tu es toujours en vie, t’amène assez vite à penser que 7° c’est froid.

On a quand même habité là pendant trois ans, chut, ne pose pas de questions, avant d’en trouver un autre. Oui, parce qu’on a déménagé à cause de l’appartement, même pas parce que SuperColoc avait tenté de me tuer pendant mon sommeil. Non seulement elle n’a jamais fait un truc pareil mais en plus, elle voulait bien recommencer.

Par contre, je ne sais pas ce qu’on leur a fait mais depuis notre départ ni l’un ni l’autre de ces apparts n’a été reloué, et surtout pour le premier, ça commence à dater. Et puis, bon, faut pas déconner, maintenant que je ne suis plus en colocation, mon appartement est tout aussi nul que l’était celui aux fourmis. Rassure-toi je n’ai toujours pas plus de jugement, tout va bien.

Toi aussi tu as vécu dans un appartement en mousse ou tu y vis toujours ? (j’en suis désolée) Toi aussi tu voudrais vivre dans un appartement en carton ? (j’en suis désolée aussi).

Ou peut-être que tu préfères vivre dans un appartement sans fourmis, avec une chaudière qui marche et des fenêtres qui ferment mais permet moi de penser que ta vie doit cruellement manquer d’aventures.

01 avril 2015 ~ 0 Commentaire

Piano panier piano panier piano…

(Vas-y répète le titre plusieurs fois à voix haute, on va voir si tu y arrives.) (Moi non)

Piano panier piano panier piano... dans Un, deux trois, musique ! Piano_cat

Quand je ne suis pas trop fatiguée et que je n’ai pas d’entorse suite à la fermeture trop violente d’un coffre de voiture (tu peux te moquer si tu veux mais je suis sûre que tu fais des trucs cons toi aussi) il m’arrive de jouer de la musique. Mal, certes, mais ce n’est pas le propos.

Quand j’étais petite, mais vraiment petite, j’ai décidé que je voulais jouer du piano. Et que je voulais un piano aussi, parce qu’à 5 ans tu n’as pas du tout la mesure du prix d’un truc pareil. Comme apparemment mes parents non plus, j’ai eu un piano et des cours chez une dame dont je me rappelle surtout la fille avec qui je jouais avant de faire semblant de comprendre quelque chose au solfège.

Le solfège c’est quand on t’apprend à lire les notes, le rythme et tout ces trucs-là. Ou, quand tu es comme moi (c’est-à-dire sous-douée dans le domaine), ce sont des heures interminables de cours où tu dois noter des signes incompréhensibles en résistant à irrépressible envie de pleurer après ta mère. (Bon, après j’ai découvert les maths au collège et j’ai regretté mes cours de solfège).

Un truc sympa dans la musique c’est l’apprentissage de la lecture des partitions. Je me souviens qu’on avait collé des gomettes de différentes couleurs sur les notes écrites qui correspondaient aux touches du clavier. Méthode très efficace en ce qui me concerne, je n’ai mis qu’à peu près trois ans pour réussir à lire la clé de sol (sept notes, donc)
Déjà, on sentait poindre le génie.

Après ça j’ai eu une autre prof qui ne me faisait pas du tout peur (si) et qui braillait régulièrement qu’on était tous nuls. A côté de ça j’avais des cours de solfège, mais à part qu’on a appris Fais comme l’oiseau de Michel Fugain (hé ouais, ça c’est la classe) je ne sais pas trop si ça a servi à quelque chose.

Vers 8 ans j’ai été inscrite au conservatoire de ma ville. La compétition était rude, les candidats nombreux et il a fallu se battre. En fait non, sinon ma flamboyante carrière se serait arrêtée là. J’avais encore une professeur adorable (non) qui me donnait des morceaux beaucoup trop durs pour moi et me faisait remarquer ensuite que franchement je n’étais absolument pas douée. Je crois qu’elle avait même conseillé à ma mère de ne pas me laisser continuer parce que j’étais sacrément mauvaise.

Forcément, j’avais encore des cours de solfège et cette fois j’ai adoré. Ah non, on me fait signe que c’est faux. Je n’y comprenais toujours rien et j’avais très peur de la teigne qui nous servait de prof. Certes à 8 ans j’étais déjà plus grande qu’elle mais des fois elle criait ! Bon, d’accord, en vrai je n’étais pas tout à fait une gamine extrêmement courageuse.

Je devais chanter dans la chorale aussi. Au moins je n’étais pas terrorisée par la chef de chœur. Elle était flippante mais dans un genre différent. Par exemple un jour, pendant un bon quart d’heure elle m’a fait masser l’auriculaire d’une fille qui avait eu un début de malaise. Encore aujourd’hui je suis perplexe sur mon utilité dans son rétablissement. J’ai fini par arrêter tout ça. Je pense que ma mère était un peu soulagée de ne plus avoir à me poursuivre dans la maison pour m’obliger à lui torturer les oreilles.

Et puis je m’y suis remise. Principalement parce que mon père m’avait menacé de vendre le piano puisqu’il ne servait plus (cet homme est vil) Mais aussi parce que finalement, jouer du piano j’adore ça. Certes, c’est moins facile qu’une guitare comme accompagnement pour chanter Wonderwall quand tu essaies de pécho au feu de camp sur la plage au 15 août mais quand même.

Depuis je ne prends plus de cours de piano, j’ai trouvé un instrument beaucoup plus facile dont je te parlerais sûrement un jour mais j’en joue toujours.

En jouant du piano, ou de la vielle à roues aussi sûrement mais je connais moins, tu peux t’exprimer de plein de manières. Tu peux faire glisser tes doigts sur les touches ou marteler les notes selon tes envies, tu peux même chanter en même temps si tu sais faire.

Je te préviens quand même, si tu comptes t’y mettre et que tu ne vis pas seul-e ou que tes voisins ne sont pas tes meilleurs amis tu risques de rendre quelques personnes un peu agressives. Si, je t’assure que répéter cent-quatre-vingt-huit fois par heure les mêmes douze notes ponctuées de “rhaaaa” et de “mais merdeuh !” peut amener le plus patient des saints à te frapper violemment à la tête.

Si tu as des animaux qui aiment la musique, l’apprentissage pourra être plus difficile pour toi. Je te dis ça parce que j’ai une chatte, que je vais appeler La Callas (elle chante vachement bien), qui arrive dès que je joue la moindre note et ne se sent bien qu’une fois agrippée fermement à mon pull. Du coup ça limite un peu les mouvements.

Et puis tu n’as même pas besoin d’être bon-ne finalement, tant que ça te fait plaisir de jouer, même mal, tout ce que tu veux. Regarde, ça fait des années qu’à peu près chacune de mes profs me considère comme un cas désespéré (pour être honnête je n’aurais pas été optimiste non plus) et pourtant j’aime toujours autant ça. Tu n’es pas obligée de devenir concertiste non plus.

dramatic chorale dans Un, deux trois, musique !

Alors, qu’est-ce que tu en penses ?

Mais peut-être que tu préfères jouer de l’ocarina ou taper frénétiquement sur des claves (boum boum.) Ou peut-être même que la musique, tu t’en balances (je suis si drôle) et que tu préfères d’autres activités manuelles comme te fabriquer des bottes en papier mâché, c’est comme tu veux.

28 mars 2015 ~ 0 Commentaire

Une passion, un métier II

Tu sais, j’ai réfléchi.

Une passion, un métier II dans Travail de rêves mth

Hier en allant me coucher je me suis sentie un peu triste en pensant que peut-être tu n’étais pas entièrement convaincu-e par le côté idéal de mon travail. J’aurais pu être bien plus triste si je n’avais pas été aussi fatiguée mais j’ai tout de même pensé que je pouvais essayer d’y remédier.

D’accord, généralement tu n’expliques pas que tu es femme d’entretien, agent de ménage ou homme de propreté (ça me fatigue tous ces termes, je crois que je m’embrouille) avec fierté et enthousiasme comme si c’était le rêve de toute une vie. Mais c’est un tort et je vais te dire pourquoi.

Si tu deviens nettoyeur-se d’escaliers (j’ai décidé que ce serait le nouveau nom, m’embête pas) tu posséderas des tas de trucs rigolos, je te l’ai déjà dit, mais tu connais leur noms ? Ainsi tu pourras crânement annoncer que tu sais différencier un balai coco d’un balai miquet (non, je ne te mens pas), que tu sais te servir d’une lavette et reconnaître tous les produits d’entretien à l’odeur (et te niquer les sinus au passage mais c’est une autre histoire)

Tu pourras vivre ce drôle de moment où tu dois appeler le contremaître pour lui annoncer que quelqu’un t’a volé ton balai, oui oui, le en bois tout pourri qui coûte deux euros. Et encore mieux, tu pourras l’entendre répondre qu’habituellement ce sont les pelles (en plastique, souvent bleues et excessivement élégantes) qui sont volées.

Tu pourras, si tu as les chaussures adéquates, prendre de l’élan pour glisser sur toute la longueur d’un couloir carrelé (j’adore faire ça, pas toi ?) et sourire à l’arrivée à une vieille dame un peu confuse qui se demande si tu es plutôt un-e gentil-le neuneu ou un-e dingue dangereux-se.

Tu pourras aussi te muscler les bras en portant de lourds bidons d’eau (mais pas trop lourds si tu es de sexe fille quand même, ceux-ci sont réservés aux hommes) d’un côté et un aspirateur de l’autre.

Tu pourras même te muscler les mollets en grimpant quatre à quatre les cinq étages d’un immeuble dont le crépi mural tombe en morceaux parce que personne n’a pensé qu’y installer un ascenceur serait utile.

Tu pourras être demandé-e en mariage toutes les semaines par un type très alcoolisé et te sentir triste (non) en comprenant qu’il demandait en fait à chacune de ses voisines de l’épouser lorsqu’il les croisait.

Tu pourras aussi te retrouver avec d’élégants cals sur les mains dus aux frottements des balais (et je ne vais pas te mentir, franchement c’est sexy)

Tu pourras hésiter toute la journée entre périr doucement de soif ou laisser ta vessie te tuer par explosion.

Tu pourras te ridiculiser à chaque fois que tu croises une amie à huit pattes (souvent) si tu es arachnophobe.

Tu pourras aussi avoir la grande joie de voir des gens marcher sur la pointe des pieds en se dandinant (joli) pour ne pas laisser de traces.

Tu pourras te retrouver très tôt le matin dans un immeuble où une ampoule sur deux est défectueuse et où la porte d’entrée claque bruyamment et de manière aléatoire et te souvenir que la personne qui t’a formée t’a dit “tu es jeune, tu es une fille, tu n’y vas pas quand il fait nuit.” Tu pourras donc flipper un peu et te barrer très vite et très courageusement de cet immeuble où tu viens de ramasser une capote usagée.

Tu pourras te faire plaisir en jouant à Tetris grandeur nature plusieurs fois par jour, si tu as comme moi la chance d’avoir une petite voiture.

Tu pourras sympathiser avec des gens qui ont déjà fait ce métier et ont l’air de vraiment vouloir que tu t’en sortes un jour.

Tu pourras croiser d’autres nettoyeurs-ses d’escaliers qui laisseront libre cours à leur racisme frustré en te parlant de “ces étrangers qui dégueulassent tout” comme si le balai que tu portes était un signe que tu partageais ces idées mignonnes (non)

Mais surtout, si comme moi tu ne travailles qu’à temps partiel car tu aimes être payé-e en grains de sable, tu auras tout le temps de te consacrer à d’autres activités, comme finir ton pull en macramé par exemple.

Alors, qu’est-ce que tu en penses ? Tu es partant-e ? Ou peut-être qu’encore une fois tu préfères faire autre chose, comme enfiler un joli filet à cheveux pour retourner des steaks dans un fast-food. C’est toi qui vois.

27 mars 2015 ~ 0 Commentaire

Une passion, un métier.

Aujourd’hui je vais te parler d’un sujet sérieux. T’es prêt ?

Une passion, un métier.  dans Travail de rêves cheering_minions

Toi, le jeune lycéen qui ne sait pas quoi faire après ton bac (va réviser au lieu de lire des bêtises), toi la personne qui voudrais changer de travail mais ne sais pas non plus quoi faire, ne t’en fais pas j’ai la solution. Tu peux devenir agent d’entretien ! Ou femme de ménage, si tu es de sexe plutôt féminin. Mais non c’est pas sexiste. (si.)

Je te raconte ? Je vais faire comme si tu avais dit oui.

Il y a à peu près trois ans (trois ans !) j’étais à la fac et j’avais besoin d’argent, tu sais pour toutes ces petites choses nulles comme payer ton loyer ou te nourrir. Alors j’ai cherché un job d’été. On me demandait juste d’avoir le permis (j’ai) et un véhicule (j’ai aussi, même si la voiture n’est pas à moi et, oh on s’en fout, non ?) Alors j’ai envoyé un cv et une lettre de motivation qui expliquait que faire le ménage c’était ma passion et que j’avais toujours rêvé de posséder un seau de ménage. Forcément je leur ai plu alors ils m’ont demandé de passer un entretien où une dame m’a demandé très sérieusement comment je m’y prendrais pour faire le ménage ans une cage d’escalier. Devant mon air très perplexe elle a ajouté que ce n’était pas une question piège. Elle a bien fait de le dire, j’étais un peu perdue. Suite à mes réponses extrèmement précises et bien tournées, elle est tombée entièrement sous mon charme et j’ai été engagée. Ils m’ont filé plein de trucs : au moins trois balais différents, des bidons à remplir d’eau, un aspirateur, des produits en tous genres et un seau de ménage (trop bien !) Et surtout deux très beaux t-shirts blancs avec le nom de la boîte écrit en bleu dessus, pour ne pas qu’on me prenne pour une voleuse armée de serpillères mouillées je suppose.

Après qu’une dame m’a tout bien expliqué et montré comment faire elle m’a donné une sacoche banane (une sacoche banane quoi !) pleine de clés et j’ai fait ça tout l’été.
J’étais tellement fatiguée à la fin, il y a tant de marches dans un immeuble !

Et puis j’ai fini par être engagée pour de vrai, CDI et tout et tout. Je suis passée de grand parasite qui vivait en colocation payée par mes parents à petit parasite qui s’arrangeait pour payer moins que ma coloc parce que j’étais pauvre (hé oh ! Ça va, elle le sait et puis y’a prescription aussi !)

Un des meilleurs côtés de ce travail c’est les rencontres avec le gens. Si, je t’assure, tu rencontres plein de gens et tu es guérie de ta presque misanthropie. (En fait non.) Il y a les petits vieux et petits vieilles qui visiblement n’ont rien à faire de leur journée (tristesse) à part vérifier que tu as enfin enlevé la trace de feutre dans un coin du plafond qui date de 1937. Je peux savoir qui fait des traces de feutre au plafond ? Qui ?

Il y a la dame qui te demande deux fois par semaine si tu as bien mis le produit qui sent bon (Non, aujourd’hui j’ai fait pipi dans le seau) Il y a celui qui appelle ton chef de service “le contremaître” et qui te surveilles parce que des fois il reste quand même des traces de pas (dans un hall d’entrée ! Le scandale !) Il y a celle qui laisse son petit chien bizarre (je t’ai dit que je préférais les chats ?) s’ébrouer à l’intérieur quand tu viens de finir de nettoyer mais qui le porte pour ne pas qu’il se mouille les pattes. Bon, il y a aussi celle qui me propose un café quand elle rentre de l’école où elle a emmené tous les marmots de l’immeuble, celui qui me demande comment ça va à chaque fois qu’il me voit mais étrangement, ils sont beaucoup moins nombreux.

Un autre très bon côté c’est de travailler plus ou moins dehors. En hiver tu te les gèles sévère malgré tes trois pulls, surtout quand tu dois essorer tes serpillères dans une eau qui fait de la fumée tellement elle est froide. Certes, le petit côté azote liquide est amusant mais mes mains n’ont pas le sens de l’humour. Et l’été tu meurs de chaud à t’agiter dans tous les sens, tu peux à la rigueur te rafraîchir avec l’eau que tu utilises mais au vu de sa couleur je crois que ça me ferait le même effet que de me rouler dans un caniveau (donc non.)

Sinon j’ai quand même de la chance d’avoir un chef (un contremaître, pardon) très arrangeant. Peut-être qu’un jour je te parlerai de ceux que j’ai eu avant. Quand j’aurais démissionné par exemple. Je te raconterais peut-être aussi comment nettoyer des bureaux c’est amusant, la nouvelle couleur des t-shirts (bleu turquoise) et le soin que je mets à y assortir mes habits (indice : cette phrase est fausse) ou encore que les femmes s’occupent des balais et des produits qui sentent bon pendant que les hommes ont le droit de jouer avec le karcher pour laver les conteneurs (injustice) Je pourrais aussi te parler, dans la catégorie travail de rêves, comment je me suis retrouvée à faire des paquets cadeaux à l’extérieur pendant tout un mois de décembre.

Mais un autre jour, là je suis trop fatiguée.

Alors, qu’est-ce que tu en dis ? Une reconversion ça te tente ? Mais peut-être que tu préfères être payé-e à différencier le sexe des poussins, encore une fois c’est toi qui choisis.

26 mars 2015 ~ 1 Commentaire

J’allais faire un jeu de mots avec chat. En fait non.

Y’a à peu près trois semaines j’ai décidé d’un truc assez con, comme ça m’arrive souvent. Je me suis dit que j’allais devenir famille d’accueil pour chats. Ouais, ça existe.

Je t’explique, en fait les associations qui s’occupent des chats errants ou abandonnés, en général elles n’ont pas un rond et c’est le bénévolat qui fait marcher le truc. Le but c’est que tous ces chats attrapés ou récupérés quelque part -on dit captés- finissent chez des gens qui peuvent et veulent s’en occuper. Moi, là dedans, j’ai dit que je voulais bien prendre un chat et essayer de le sociabiliser pour qu’il soit adopté par quelqu’un.

Voilà, ça c’était le décor. Sur le papier c’est pas compliqué : tu prends un chat à qui tu files des croquettes, tu lui fais deux-trois caresses et tout le monde est content. Sauf que…

Sauf qu’une fois chez moi, le chat qui avait l’air un peu perdu mais tout mignon dans sa cage à l’association s’est transformé en ça :

 Photo0387

(je vais manger ton âme)

T’as envie de lui faire des supers câlins là, non ? Du coup, je l’ai renommé Creepy Cat.

Le truc c’est qu’en sortant de la caisse il a eu tellement peur de moi (bouh !) qu’il a passé deux jours caché derrière le frigo, derrière la gazinière, et aussi derrière le canapé. Bon, après il a complètement disparu et comme je suis quelqu’un de serein et mesuré je ne me suis qu’un peu inquiétée (“merde le chat il est mort et je sais pas où il est il a disparu et aaaaaah”)

En fait il y a un trou sous mon canapé (je suis riche) dans lequel il est entré et a passé deux jours de plus. J’avais découvert une méthode pour savoir s’il était encore vivant ; c’était d’aller voir si oui ou non il avait fait pipi sur mon canapé pendant la nuit (réponse : oui, tous les matins) Il a fini par bien vouloir sortir une fois de temps en temps. Visiblement j’étais toujours une énorme menace pour lui alors les seules fois où je l’ai vu se déplacer pendant une semaine c’était en rampant sur le sol (lui, pas moi)

Tu vois une longue forme poilue toute noire qui rampe en frôlant les murs au milieu de la nuit ? Moi aussi, j’ai bien aimé.

Et puis il a trouvé le meilleur coin du monde pour se planquer : le haut de ma douche. Oui, c’est ça que tu vois sur la photo. Forcément il était visible mais comme je pouvais pas l’approcher sans risquer de me faire cracher dessus pendant qu’il me lacérait le visage, il était relativement tranquille. Je vais pas te mentir, j’ai eu envie de le rendre à l’assoc’, du genre “entre m’occuper d’un chat et me laver de temps en temps, j’ai choisi assez vite en fait”

Trois jours quand même. C’est long trois jours sans pouvoir t’approcher de ta douche. Me regarde pas comme ça, je me suis lavée quand même. Mais me faire imposer des règles chez moi par un machin qui fait environ un kilo, ça m’a un peu gonflé. Ouais, je sais, aucune patience.

Et finalement on est devenu copains. Bon, il se barre en courant si je marche trop vite, si je parle trop fort ou si je fais un mouvement brusque (tu le sens le courage chez ce chat ?) mais il vient aussi se frotter à mes pieds et même que parfois il ronronne. Je me sens un peu la Mère Térésa du chat là.

 Photo0414

(il a l’air moins flippant là, non ?) (ton œil agile aura remarqué que je suis une photographe nulle)

Au départ je m’étais dit que ça ferait un peu de compagnie à la chatte que j’ai déjà et qui a parfois l’air de s’emmerder ferme mais les premiers jours ça ne l’a pas du tout intéressé comme concept. “Un autre chat ? Et si je ferme les yeux, il disparaît ? “ Mais maintenant elle hésite entre deux rôles : soit elle se prend pour sa mère en lui léchant le visage quand il a rien demandé (tu crois que c’est pareil que quand ta mère nettoyait la tâche de chocolat sur ta joue avec un mouchoir humidifié de salive ?) (traumatisme), soit elle le suit partout pour lui sauter dessus par surprise, juste comme ça pour jouer, de manière un tantinet agressive.

Tu vois, en fait c’est pas si contraignant. Si toi non plus ça ne te dérange pas de nettoyer du pipi de chat sur le vieux canapé troué que ton ancienne coloc t’a laissé parce que même s’il est moche t’avais pas de sous pour un nouveau en déménageant, que tu peux te passer de prendre des douches et que tu ne tiens pas trop aux choses fragiles chez toi, peut-être que tu peux faire ça aussi.

Mais peut-être que tu préfères juste continuer ton élevage de phasmes, ça c’est toi qui vois.

26 mars 2015 ~ 0 Commentaire

Salut à toi, à toi et à toi aussi !

Salut à toi, à toi et à toi aussi ! hello

 

J’ai très récemment décidé que je n’avais aucun problème à être en retard d’une bonne dizaine d’années sur le reste du monde. Une fois cet accord passé avec moi-même je me suis dit que le 26 mars 2015 était une bonne date pour commencer un blog.

Qu’est-ce que tu penses, petit lecteur curieux, d’une petite présentation ? Une truc un peu à l’arrache, histoire que tu vois si potentiellement ça t’intéresse de lire encore un peu.

Alors tu peux m’appeler Louison, Marie-Sophie ou Ernest ou même Bactérie si tu veux, tu es libre de tes choix.

Je suis à peu près une fille, j’habite environ au bout du monde (pas à Ouessant mais presque) (tu peux googler Ouessant si tu veux, vas-y regarde des photos, tu vas voir c’est joli.)

J’ai un travail super nul mais je t’en reparlerai plus tard, tu verras c’est passionnant.

J’ai un chat et demi, rapport au fait qu’un des deux n’est pas vraiment à moi et pas parce qu’il lui manque toute la partie arrière ou le côté droit.

Je ne sais pas toi, mais moi je me dis que finir en parlant de chats, sur internet, franchement ça le fait. Non ? Si.

Du coup je te dis à bientôt, n’hésite pas à revenir ça va être sympa.

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