20 mai 2019 ~ 0 Commentaire

Eurovision et désherbage

Yo !

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Samedi j’ai hésité puis j’ai cédé à l’appel des paillettes et de la non-hétérosexualité et je suis allée mater l’Eurovision. J’ai embarqué mon copain qui passait par là, il y a de ces hasards parfois, ainsi qu’un pack de bières direction chez ma sœur.
Mes aïeux quel ennui ! C’était si convenu, si mou, si ouh là là mais où sont passées les paillettes, LES FLAMMES, les lunettes de soleil et les costumes en skaï-pattes de poulet-ailes de mouches ?
La chatte de ma sœur, dont le nom est Princesse Bitch (la chatte, pas ma sœur) qui s’est mise à nous crier dessus en baillant (c’est sa principale occupation) était bien plus convaincante que la majorité des candidats et j’aurais voté pour elle si j’avais pu.
De toutes façons depuis Céline Dion et son tutu qui ne voulait pas que l’on parte sans elle plus rien n’a d’éclat. 

Pour nous remettre de la déception de voir un type tout propret et fort ennuyeux gagner l’Eurovision à la place de la Serbie nous passâmes, mon mec et moi (il me parle d’aventuuuuuures ah non c’pas ça), le dimanche affalés sur mon lit à parler masturbation avec les pieds, ce qui nous a rendus admiratifs (mais quelque peu circonspects) des gens qui pratiquent  ; il faut une de ces souplesses, mes amis ! L’expérience a été purement chaste ne te fais pas de films, calme-toi :  elle a consisté à joindre nos pieds devant nous avant de grimacer en disant ouille. Le reste du temps a passé en se laissant aplatir la rate par mes chats qui nous piétinaient allègrement. 

Pour me divertir après mon travail de ce lundi matin j’ai entrepris de désherber le truc miteux qui sert de cour à mon immeuble. Enfin, ça c’était après avoir fait une sieste, et par le mot sieste il faut comprendre terminer ma nuit pendant près de trois heures parce que j’avais oublié d’appuyer sur l’icône Valider de mon réveil.
Cette cour est, comment dire, peuplée de trucs verts que l’on appelle communément des plantes je crois, mais qui ont la fâcheuse tendance à prendre très vite des proportions démesurées. Habitant au rez-de chaussée et ayant une capacité à faire abstraction de ce dont je n’ai pas envie de m’occuper je me suis retrouvée des longs mois avec des tiges et feuilles géantes qui cachaient toute luminosité de la moitié de mon appartement. Une femme armée d’un râteau, probablement envoyée par mon proprio, était finalement venue s’en charger. Enfin, s’en charger, c’est-à-dire qu’elle a passé un après-midi à tasser les plantes en leur tapant dessus à coups de râteau avant de disparaître pendant près d’une semaine et un soir où je rentrais chez moi pouf, tout avait disparu. Très bien.

Mais je ne sais pas si tu as connaissance de ce phénomène étrange qui fait que les plantes repoussent ? Moi aussi ça m’a surprise. C’est ainsi qu’au mois d’octobre dernier, en passant devant ma fenêtre, oui c’est une chose qui arrive, contiens ton étonnement, j’ai découvert une jeune femme qui arrachait vigoureusement des tas de branches de je ne sais quoi. As-tu remarqué ma connaissance pointue de tout ce qui est végétal ? Etant quelqu’un de réactif et perspicace j’en ai déduis qu’elle devait être ma nouvelle voisine et suis allée lui prêter main forte. Avec pour seuls outils un couteau en céramique, une espèce de tige en fer rouillée et un sac poubelle de 30 litres. Tu peux appeler ça du courage si tu veux. Je pencherais plutôt vers le « on ne sait pas ce qu’on fait mais, pleines de bonne volonté, on le fait ! »
A deux on est plus fortes contre le pollen tout ça, tout ça. Contre les animaux possédant plus de quatre pattes et mesurant moins de quatre centimètres aussi. On nous parle de la disparition des espèces, moi je veux bien, mais viens voir par là et tu vas voir que les cloportes sont en pleine santé. Des tas de choses ont été trouvées durant ces deux après-midi d’arrachage d’algues de terre, dont des patates, une armature de table ainsi qu’une pelle. Evidemment la découverte de la grande pelle en ferraille ne s’est faite qu’à la fin de notre dur labeur.
L’absence de lianes, de tiques et de tigres du Bengale suite à ce désherbage acharné m’a permis dans les mois qui ont suivi d’aller étendre mon linge propre dehors, tu imagines le luxe ?!
Depuis, ma voisine a déménagé mais les plantes sont revenues, toujours plus fortes, toujours plus grandes, toujours plus menaçantes dans l’idée qu’elles ont la capacité d’accueillir des armadas d’insectes dont je ne connaissais même pas l’existence.

Tout ça pour te raconter que j’ai passé une demi-heure à arracher de l’herbe, à manquer de me sectionner un pied et de choper le tétanos à cause de la tête de la pelle qui n’est plus réellement attachée au manche, et à tout entasser dans un coin avant de décider que j’étais fatiguée, qu’en plus mon pain avait fini de cuire et que j’avais donc bien mérité de finir ça demain. Ou dans trois mois parce que j’aurais un peu oublié entre temps. Qui sait.

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