10 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

La moquette et les paillettes.

Bon, après trois mois sans rien dire je sens qu’il est temps de rattraper un peu tout ça. (En vrai j’ai du ménage à faire depuis une bonne semaine mais, comment dire, j’ai pas envie.)

Au mois de juillet je suis donc partie en vacances, au bord de la mer dans une des maisons de vacances de mes grands-parents (oui parce qu’ils en ont deux) (à trois maisons d’intervalle) (ils vivent dans une et prêtent l’autre) (ah ben en fait c’était pas compliqué à expliquer.)

A part dormir, manger, faire semblant de bronzer sur la plage, faire du bruit et emmerder le monde je n’ai rien à te raconter. Des vacances banales.

Bon quand même, ma frangine est revenue en pays civilisé après de nombreux mois passés chez les teutons. Elle est restée suffisamment longtemps pour ne plus avoir envie de me voir pendant au moins les dix prochains mois (il paraîtrait que dormir dans la même chambre qu’une personne qui passe son temps à vous souffler dessus dès qu’elle vous voit arriver c’est épuisant.)

La moquette et les paillettes.  dans Travail de rêves yay1

J’ai monté un projet de bande-dessinée avec mon frère (qui sait dessiner, ce qui n’est absolument pas mon cas) où les protagonistes se seraient appelés Rimsky et Korsakov (si tu as une ou deux lacunes question musique russe, clique ici) On a fini par abandonner l’idée parce que nous sommes deux gigantesques flemmasses mais à la place on les a interprétés assez régulièrement pour la grande joie de notre entourage (ou pas) J’ai donc passé une bonne partie de juillet à parler d’une voix suraiguë et à sautiller partout en déclarant des slogans intelligents. Ce qui, tout compte fait, ne change pas vraiment de mes autres étés.

Ce qui a changé par rapport aux années précédentes c’est du côté de ma sociabilité. Ouais, j’ai quand même rencontré deux nouvelles personnes. Alors que je n’étais pas obligée et qu’on ne m’a  promis ni alcool ni chocolat en échange. Le plus grave, c’est que j’ai bien aimé.

Je te passe l’histoire de ma cuillère préférée qui est portée disparue depuis le début de l’été, je n’ai toujours pas fait mon deuil.

 sad1 dans Travail de rêves

J’ai dû rentrer dans ma ville du bout du monde pour travailler au mois d’août. Je ne sais pas si tu sais mais j’adore mon travail. Vraiment. Le côté épanouissant et non-répétitif je suppose.

Par conséquent j’ai décidé d’accepter de prendre des remplacements à des heures très matinales ou un peu trop tardives. Et non, ça n’a rien à voir avec le fait que je suis pauvre. Rien à voir. Du tout.

Je commençais donc très tôt la plupart des matins (commencer à 6h ou 5h20, c’est tôt, si.) et comme l’organisation de ma boîte est à peu près équivalente à la mienne (en fait non, ils auraient fait faillite au bout de quarante-sept minutes sinon) le premier jour a été compliqué.

On m’avait simplement donné l’adresse et expliqué que je devais nettoyer des bureaux.
Je suis donc arrivée à 6h du matin, pimpante et de bonne humeur (toi qui me connais déjà, n’explique pas aux nouveaux que je mens s’il-te plaît, laisse-leur la surprise) devant un porte munie d’un digicode. Tu penses qu’on m’aurait filé le code ? Tu penses mal, recommence. Je me suis donc faufilée derrière un mec qui portait le même joli t-shirt turquoise que moi (mon entreprise à des goûts très sûrs en ce qui concerne les habits) qui m’a regardée de manière très suspicieuse parce que je portais une veste. Quand je lui ai montré mon signe d’appartenance à la même secte boîte que lui, il m’a laissée rentrer sans plus d’histoires. Le pouvoir du t-shirt turquoise !

pnda

Après il a fallu que je devine à quel étage j’étais censée aller, l’ascenseur refusait de toutes manières d’aller plus haut que le deuxième. La porte a fini par s’ouvrir sur une de mes collègues que je n’avais jamais vue (je ne connais aucun-e de mes collègues car je suis asociale) qui a fini par m’expliquer qu’il y avait un code très complexe à taper et qu’il fallait avoir un Master en maniement de clefs pour pouvoir s’en sortir. Elle a aussi eu la gentillesse de m’apprendre le code de l’alarme qui aurait pu se déclencher si l’ascenseur avait bien voulu m’obéir. Elle m’a achevé en m’expliquant la manière dont je devais passer l’aspirateur dans ces bureaux.
J’ai failli me vexer et lui répondre que oh, j’avais l’équivalent d’une licence en nettoyage mais j’ai fini par regarder la moquette. La première chose qui m’a traversée l’esprit c’est “en voici une moquette qu’elle est laide.” la seconde a été de remarquer les nombreuses traces de pas et de je ne sais quoi. Une moquette susceptible donc, qui prend la marque de chaque offense faite à sa pureté originelle (en fait elle était seulement grise moche mais ça fait plus joli dit comme ça.) Il fallait donc aspirer vers l’arrière.

Je t’explique c’est très technique : au lieu de passer la brosse du machin dans tous les sens pour finir le plus vite possible, là il fallait envoyer le manche devant toi et le soulever pour le ramener vers toi et recommencer afin de ne pas prendre cette pauvre moquette à rebrousse-poils et effacer les traces. (Tous ces mots font paraître mon boulot carrément sexy en fait)

Rien qu’avec ça tu peux t’imaginer que j’ai passées certaines des meilleurs heures de ma vie dans ces bureaux. Moi je me dis que si c’était vraiment aussi important de ne pas laisser de traces par terre, autant mettre du carrelage, non ? Après, je ne sais pas, je ne suis que nettoyeuse d’escaliers.

Je n’avais pas d’affection particulière pour la moquette jusqu’à présent, j’en ai maintenant une totale aversion. En plus, dedans y’a des acariens. Et les acariens, comme chacun sait, c’est vilain.

 yuck

Ne sois pas trop triste pour moi. Même si mon mois d’août a principalement consisté à faire la gueule et à dormir je n’ai pas fait que ça. Par exemple, j’ai continué ma crise de sociabilité en me laissant entraîner dans un festival où il a plu continuellement et duquel je suis rentrée pailletée (et sale) (la boue ça fait des taches)

D’ailleurs, le savais-tu ? Aller dans un festival en sandales n’est pas la meilleure idée imaginable. Faire de l’ultimate non plus mais ça n’a aucun rapport. Pourtant ce n’est pas comme si c’était la première fois que j’allais à un festival mais je ne sais pas. L’idée de pouvoir montrer à tous mes ongles de pieds vernis de rose flash à paillettes m’a peut-être séduite.

Dans ce festival il y a eu des bulles de savon, une fanfare (tiens à propos, clique, c’est fabuleux), des paillettes, deux mecs qui méprisaient la musique électro, des bulles de savon, de la pluie, des frites, de la boue, de la musique et des bulles de savon.
En plus je n’ai même pas eu besoin de monter de tente. Non parce que ça j’ai essayé une fois et j’ai fini assise dans un coin à bouder, depuis j’ai jamais eu envie de recommencer. Je ne sais pas si tu sais, mais normalement après il faut dormir dedans en plus. Et moi le camping…

Ew

Ce qui est grave, encore une fois, c’est que cette fois j’ai bien aimé. Et je ne me suis même pas plainte. Si on oublie que mes deux premières phrases du dimanche matin ont été “Peste, il fait beaucoup trop chaud” et “J’ai beaucoup trop mal à la tête” (Il est possible que les grossièretés aient été omises de ces citations.)

Pour une fois je me suis bien tenue.

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