26 avril 2015 ~ 1 Commentaire

Parlons bien, parlons fort, parlons sport.

Aujourd’hui c’est dimanche. Normalement c’est le jour où j’essaie de faire du rangement et du ménage dans mon château (tu verrais la prix de mon appart par rapport à sa taille, je t’assure que c’est un château) mais en général je termine devant youtube à regarder des quokkas me sourire avant de faire la sieste (pour moi la sieste, pour les quokkas j’en sais rien) Parfois quand il est 15h, que mes volets sont encore fermés et que je suis toujours en pyjama devant mon ordinateur à regarder des Mariachis jouer la sérénade à un béluga je me dis que je pourrais faire des choses un peu plus constructives dans ma vie.

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(Vas-y clique, c’est une des meilleurs vidéos du monde)

Les jours de grand désespoir neurasthénique je me dis même que parfois, vraiment parfois, je pourrais par exemple faire un peu de sport. Bon ça c’est vraiment les jours où tout va mal, sinon j’oublie vite cette idée folle. D’abord il faut savoir que je fume (beaucoup trop), que je ne comprends pas le concept de se faire mal pendant deux heures avant de douiller une semaine entière à cause des courbatures et qu’ensuite je suis une feignasse, voire la reine des feignasses. Ne te sens pas agressé-e si tu es sportif-ve, c’est juste que je comprends pas ton mode de vie. Mais alors vraiment pas du tout. SuperColoc par exemple fait beaucoup de sport et ça ne m’empêche pas de l’aimer (mais je ne vais pas te mentir, j’ai hésité au départ, ça me chamboulait trop) Pourtant, j’ai fait plein d’activités plus ou moins sportives depuis que je suis toute petite.

Mes parents nous ont emmenées, quand on était toutes gamines ma sœur et moi aux bébés nageurs. Je pense que c’était moins pour nous familiariser avec l’eau que pour espérer qu’au moins l’une d’entre nous finirait par se noyer. Après on a été inscrites à l’expression corporelle, vers mes cinq ans. J’ai même des vidéos de ça, c’est tellement beau. Je me rappelle principalement avoir dansé derrière un bâton sur la musique du Pinocchio (le film de Comencini pas le dessin animé) et d’avoir failli mourir en tombant d’un énorme ballon rebondissant (ma vie a toujours été très difficile).

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(Clique clique ! Y’a une chanson à peine entêtante et le môme le plus adorable d’au moins toute l’Italie)

J’ai fait du judo après ça. J’étais la plus petite en taille et en âge du club. Et j’étais assez mauvaise. Je connaissais toutes les prises, ce n’était pas ça le problème. Je n’étais juste absolument pas combative. Les autres étaient trop grands, alors je n’avais pas peur mais j’étais seulement sûre de finir au tapis avant même d’avoir salué. Au moins j’avais des abdos en béton pendant plusieurs années. Ce qui est un peu dommage c’est qu’à huit ans, en général, tu t’en fous un peu de ce genre de choses. J’ai quand même eu ma ceinture bleue avant de prendre conscience qu’il fallait arrêter la catastrophe.

Ensuite j’ai fait du basket. J’ai excellé dans ce sport ! (Non) Ce que je sais c’est que même si j’en ai fait pendant deux ans je ne connais toujours pas les règles. En plus j’avais peur du ballon à cause de mes lunettes. Maintenant je porte des lentilles mais les ballons de basket me font toujours peur. ( Tu le sens le niveau là ?)

Un jour, avec deux amies du collège on a décidé de faire du hip-hop. Trouver un film de ces instants magiques serait un des plus beaux moments de ma vie. J’ai rarement été aussi nulle à quelque chose. Bon, pour me rendre justice j’ai appris au moins deux trucs dont un genre de roue sans les mains.

Parlons bien, parlons fort, parlons sport.  dans Questions du dimanche baby-dance

(cet enfant est bien plus stylé que moi)

J’ai fait de la plongée aussi. Ça c’était cool ! Il fallait apprendre plusieurs signes pour indiquer que tout allait bien, que tu allais manquer d’oxygène, qu’une roussette (par chez-moi les requins blancs sont rares) allait t’attaquer ou que tu voulais t’arrêter pour chatouiller une anémone. On apprenait tous ces trucs-là dans une piscine et puis après on allait défier le froid marin pour voir des méduses de près le dimanche matin. Plusieurs fois des week-end plongée ont été organisés. On dormait dans des tentes, on mangeait de la crème Mont Blanc à la vanille (ne reproduis pas ça chez toi) et accessoirement on revêtait nos plus belles combinaisons avant d’aller se peler les miches dans l’eau à -12°. Une des fois j’étais interdite de baignade pour cause de bras dans le plâtre mais je me suis bien amusée en emmenant mon petit frère courir dans les rochers et faire des genres de sauts périlleux pendant que ma mère essayait de ne pas succomber à une attaque cardiaque. Un peu après j’ai essayé de me tuer en pleine course dans le noir en me prenant les pieds dans un fil qui tendait la tente. J’ai abandonné quand je n’ai plus réussi à supporter la température de l’eau (tu sais, quand c’est trop froid tu hyperventiles pendant un court temps avant de te calmer, ben moi ça ne s’arrêtait jamais), de devoir me lever le seul jour où je n’avais pas cours et d’être systématiquement malade dès que le bateau démarrait (je te fais toujours rêver j’espère).

En même temps que tous ces trucs-là j’ai fait de la natation pendant à peu près mille ans. J’ai découvert que je faisais de l’asthme de l’effort en voyant les regards effarés des maîtres-nageurs-ses qui se demandaient à quel moment ils allaient devoir se jeter à l’eau pour me sauver la vie (jamais). Pendant l’été on faisait des courses avec ma sœur en nageant jusqu’à la bouée qui indiquait que tu pouvais continuer à nager si ton trip était de risquer de te faire assommer par un zodiac. On n’a jamais nagé aussi vite que la fois où ma sœur a collé son pied sur une méduse, on aurait explosé le record olympique si on avait eu des témoins.

Et puis on m’a obligée à faire du sport à l’école, et ça… non. Sérieusement, tu m’expliques comment on peut croire qu’apprendre l’Ultimate (du frisbee donc) à des collégiens dans un gymnase minuscule est une bonne idée ? A part ça j’ai dû faire du basket je crois, j’avais l’avantage d’être plus grande que tout le monde, sauf une géante, et d’en avoir fait un tout petit peu à l’extérieur.

Au lycée j’ai été forcée de faire des choses atroces, comme de la course (tu me fais courir plus de quatorze secondes et je m’effondre au sol en hurlant qu’il y a des lois contre ça), du badminton (je ne vois pas le volant quand il s’approche à moins de deux mètres de moi), du volley (j’ai personnellement des os dans les poignets, ce qui rend tout ça bien trop douloureux), du rugby (je ne me roule pas dans la boue pendant que des gens me foncent dessus, ça va pas bien non ?), de la danse (mais ça c’était drôle parce qu’on avait le droit de faire n’importe quoi)… On a même essayé de me faire faire du lancer de disque mais je n’ai jamais réussi à faire tenir ce machin dans ma main. En terminale j’ai séché la quasi totalité de mes cours de sport avant de me pointer pour l’examen et de repartir avec un 19 en natation

audrey-deal basket dans Questions du dimanche

sous le regard absolument écœuré du prof qui aurait tellement aimé me faire rater mon bac (je le comprends) (je te parlerai plus tard de l’amour immodéré qu’une majorité de mes profs éprouvaient pour moi).

Le seul truc que je veux bien faire aujourd’hui c’est courir après les gamins dont je m’occupe (ça ne se voit pas mais en vrai j’ai 7 ans et demi) et parfois du vélo quand il fait beau, qu’il n’y a pas de vent et que le trajet est plat. Par contre je bats des records de vitesse de vélo pliable en montée quand j’ai trop bu (l’alcool est mauvais pour la santé).

Et toi, tu fais du sport ? Tu bouges ton corps en rythme devant des rediffs du Gym Tonic ? Tu secoues tes fesses en boîte de nuit le samedi soir pour éliminer les trente-trois whisky-coca que tu viens d’ingurgiter ? Ou tu préfères regarder des documentaires animaliers en essayant de battre le record de la personne la plus immobile du monde ? Raconte-moi tout.

Et puis comme c’est dimanche, je me pose quelques questions que je voudrais partager avec toi.

La France pense-t-elle gagner l’Eurovision cette année ?

Est-il possible qu’un des chats se dévoue pour faire le ménage à ma place ?

Vais-je regarder Koh Lanta cette année ?

Est-ce que je serais capable de laisser Creepy Cat partir si un jour quelqu’un veut l’adopter ?

Est-ce qu’on pourrait empêcher des milliers de gens de se noyer quand leur bateau de fortune se renverse ?

Pourrait-on m’expliquer comment vient la passion du Curling ?

Le savon framboise-pâte d’amande va-t-il être interdit à la vente pour cause d’agressivité olfactive ?

Qu’emmène un jockey à la piscine ? (son poney de bain) (blague carambar hilarante)

Maintenant je vais donc aller faire deux heures de sieste avant d’aller me coucher.

Une réponse à “Parlons bien, parlons fort, parlons sport.”

  1. Bravo :( c’est dimanche, je suis toujours en pyjama devant mon ordinateur, je viens de regarder des Mariachis jouer la sérénade à un béluga, et je me dis que je pourrais faire des choses un peu plus constructives dans ma vie. Et en plus, j’ai la chanson de Pinocchio dans la tête pour au moins la journée.
    Mais comme j’ai déjà lu tous les billets, j’en voudrais bien d’autres.


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