14 avril 2015 ~ 0 Commentaire

Viens chez moi, on est bien bien bien bien.

Aujourd’hui, c’est l’été.

Viens chez moi, on est bien bien bien bien. dans La location c'est mignon yay2

Certes, on est le 14 avril mais il fait à peu près 25° et dans ma ville on appelle ça la canicule. Je crois que des gens ont commencé à décéder d’ailleurs. Environ tous les habitants se sont promenés à moitié à poil avant de s’échouer élégamment à une terrasse pour commander de la bière ou un diabolo banane-kiwi (ne bois pas ça) pour les plus jeunes. Hé oui, je viens de l’ouest-ouest de la Bretagne, ici tu bois de l’alcool où tu es viré-e du bar (non je ne perpétue pas les clichés).

Comme je suis une personne d’une incroyable originalité j’ai fait la même chose avec SuperColoc, sauf qu’on a zappé la phase promenade pour passer directement à la boisson. (Hé oh, faut pas déconner, j’ai fait une fois du sport l’année dernière, ça me suffit) Pendant qu’on essayait de combattre la déshydratation en buvant un mojito pour elle et une bière pour moi (je suis quelqu’un de basique) elle m’a fait remarquer que même si elle avait un surnom fantastique (elle est un peu plus humble que moi mais de peu) j’avais oublié moults détails à propos de l’appartement aux fenêtres non isolantes.

Elle m’a rappelé par exemple qu’on avait eu pas une mais deux inondations. Un soir un flexible ou je ne sais quoi (tu me sens calée dans le domaine là ou pas ?) du lavabo de la salle de bains a lâché et nous a déversé là aussi plusieurs centimètres d’eau dans la salle de bains. Écoper de l’eau gelée dans une salle de bains où la fenêtre en mousse (mais non, en bois) s’ouvre quand il y a trop de vent (je te rappelle que je vis en Bretagne) c’est l’éclate !

On a aussi fait appel à un type étrange pour déboucher l’évier de la cuisine. Il s’est ramené avec un très long tuyau qui lui a servi a déterminer si c’était à nous ou aux proprios de payer, en fonction de l’endroit où l’eau stagnait (spoiler : évidemment qu’on a dû payer). Un jour je te parlerai de mon incapacité d’ouvrir les bouchons avec sécurité pour enfants et de la peur qu’éprouve SuperColoc pour les produits corrosifs (duo de choc).

Une fin d’après-midi on a aussi eu la visite d’une nettoyeuse d’escaliers qui avait l’air un peu embêté. Elle nous a expliqué qu’elle était là en remplacement de dernière minute et qu’elle n’avait aucune de ses affaires et nous a demandé si on pouvait lui prêter un balai. A notre tour on a eu l’air un peu emmerdé en lui répondant que l’on n’en avait pas (ne pose pas de questions) et comme nous sommes d’une rapidité déconcertante, après un silence plutôt gênant, on a fini par lui proposer notre horrible aspirateur (qui avait construit par le diable pour punir l’humanité). Elle a semblé un peu soulagée, visiblement jusqu’ici elle nous prenait pour de graves handicapées du ménage. On lui a donc prêté notre aspirateur et une prise électrique (nous sommes si bonnes) ainsi qu’un seau rempli d’eau de javel et une serpillière. Après un petit sermon à base de ‘l’eau de javel c’est caca’ (moi j’aime bien, ça me rappelle la piscine où je foutais la honte à ma sœur) elle est repartie, il me semble pour un nouveau remplacement. Peut-être que les autres gens étaient riches et possédaient un balai, nous ne le saurons jamais.

Cet appartement fabuleux possédait plusieurs portes en vitre fumée (c’était beau), dont une entre ma chambre et celle de SuperColoc. ‘Hé Marcelle, si on mettait une porte toute simple en bois pour la cuisine mais une qui laisse passer toute la lumière entre ces deux pièces qui pourront servir de chambres ? Mais quelle bonne idée, tu gères Marcel !’ On a fini par poser un rideau (on l’a fait faire en fait, fallait faire deux trous et tout, ça m’avait donné mal à la tête) mais avant ça, cette porte m’a quand même permis de voir une magnifique chute en ombres chinoises. SuperColoc tombe bien, littéralement ; quand elle se vautre c’est toujours beau. Cette fois-là elle a voulu sortir rapidement de sa chambre et j’ai vu une ombre de pieds partir vers le plafond pendant que l’ombre du reste du corps s’est écrasée contre le sol. Tu vois les mecs qui glissent sur des peaux de bananes (mais qui fait ça ?) dans les films ? Hé ben là, tout pareil. J’ai failli applaudir quand SuperColoc m’a annoncé, un peu perturbée quand même, qu’elle venait de marcher… sur une feuille blanche. Je lui ai mis un 10 pour l’effort et un 10 pour la beauté du mouvement.

fall-back alcool dans La location c'est mignon

(cet article est sponsorisé par Liz Lemon)

Je vais quand même te raconter un des moments les plus glorieux de mon existence qui s’est déroulé en rangeant des chaussures (tu es déjà fasciné par mon histoire là, non ?). Dans le coin du placard, tout au fond, j’ai vu une énorme araignée et comme je suis une personne courageuse et très mesurée, j’ai fait ce que n’importe qui aurait fait : j’ai comblé le jour au bas de la porte, avec une couette je crois bien, et je suis partie de l’appartement.

par araignée

Je n’ai aucun souvenir de ce que j’ai fait de tout l’après-midi mais j’ai fini par rentrer et me suis terrée dans mon lit en lançant des coups d’œil anxieux vers le placard en attendant le retour de SuperColoc. En voyant le bordel dans ma chambre et mon air défait elle a eu un peu peur avant que je lui annonce, très à l’aise avec ma réaction valeureuse « y’a  une araignée » Le truc très cohérent dans cette histoire c’est que j’étais persuadée qu’elle était morte (pas SuperColoc, l’araignée) SuperColoc, héroïque, s’est proposée pour me sauver. Elle s’est approchée, doucement, armée d’une pelle et d’une balayette pendant que je me dressais le plus haut possible sur mon lit à l’autre extrémité de la pièce. Et évidemment quand elle a essayé de me débarrasser de cette créature de l’enfer, cette saloperie (l’araignée, toujours pas SuperColoc hé oh) s’est mise à courir. Une scène, digne des plus vaillants de ce monde a suivi. En gros je me suis mise à trépigner debout sur mon lit en braillant «tape, tape, tape ! Tue-laaaaaa » pendant que SuperColoc cognait frénétiquement sur la pauvre bestiole qui n’avait rien fait de mal à part vivre dans le placard d’une hystérique. Une fois sûre qu’elle était morte, SuperColoc a abandonné et a jeté ses armes en déclarant qu’elle ne pouvait plus s’en approcher. Je pense avoir un tout peu contribué à la rendre nerveuse (mais seulement un peu). Et j’ai donc passé plus d’un quart d’heure à me décider à nettoyer le massacre (le jus d’araignée, c’est sale). Depuis j’ai appris à les virer moi-même ou à leur lancer La Callas sur la tête.

On avait aussi un beau carrelage vert bouteille sur une partie du mur de la cuisine, pas loin du vieux micro-ondes tout pourri qui faisait sauter les plombs une fois sur deux quand on le mettait en marche. La lumière du couloir n’a d’ailleurs pas fonctionné pendant des semaines parce qu’on a fait sauter le courant au lieu de rétablir celui de chez nous. C’est le voisin du dessus qui a fini par émettre l’hypothèse qu’on était peut-être un peu demeurées. Mais toujours gentiment hein.

Bon, peut-être que dans cet appart on n’avait qu’une moitié de fenêtres qui fermaient correctement et que toute la tuyauterie était faite en tubes de carton mais, hé ! On avait un bidet !

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