01 avril 2015 ~ 0 Commentaire

Piano panier piano panier piano…

(Vas-y répète le titre plusieurs fois à voix haute, on va voir si tu y arrives.) (Moi non)

Piano panier piano panier piano... dans Un, deux trois, musique ! Piano_cat

Quand je ne suis pas trop fatiguée et que je n’ai pas d’entorse suite à la fermeture trop violente d’un coffre de voiture (tu peux te moquer si tu veux mais je suis sûre que tu fais des trucs cons toi aussi) il m’arrive de jouer de la musique. Mal, certes, mais ce n’est pas le propos.

Quand j’étais petite, mais vraiment petite, j’ai décidé que je voulais jouer du piano. Et que je voulais un piano aussi, parce qu’à 5 ans tu n’as pas du tout la mesure du prix d’un truc pareil. Comme apparemment mes parents non plus, j’ai eu un piano et des cours chez une dame dont je me rappelle surtout la fille avec qui je jouais avant de faire semblant de comprendre quelque chose au solfège.

Le solfège c’est quand on t’apprend à lire les notes, le rythme et tout ces trucs-là. Ou, quand tu es comme moi (c’est-à-dire sous-douée dans le domaine), ce sont des heures interminables de cours où tu dois noter des signes incompréhensibles en résistant à irrépressible envie de pleurer après ta mère. (Bon, après j’ai découvert les maths au collège et j’ai regretté mes cours de solfège).

Un truc sympa dans la musique c’est l’apprentissage de la lecture des partitions. Je me souviens qu’on avait collé des gomettes de différentes couleurs sur les notes écrites qui correspondaient aux touches du clavier. Méthode très efficace en ce qui me concerne, je n’ai mis qu’à peu près trois ans pour réussir à lire la clé de sol (sept notes, donc)
Déjà, on sentait poindre le génie.

Après ça j’ai eu une autre prof qui ne me faisait pas du tout peur (si) et qui braillait régulièrement qu’on était tous nuls. A côté de ça j’avais des cours de solfège, mais à part qu’on a appris Fais comme l’oiseau de Michel Fugain (hé ouais, ça c’est la classe) je ne sais pas trop si ça a servi à quelque chose.

Vers 8 ans j’ai été inscrite au conservatoire de ma ville. La compétition était rude, les candidats nombreux et il a fallu se battre. En fait non, sinon ma flamboyante carrière se serait arrêtée là. J’avais encore une professeur adorable (non) qui me donnait des morceaux beaucoup trop durs pour moi et me faisait remarquer ensuite que franchement je n’étais absolument pas douée. Je crois qu’elle avait même conseillé à ma mère de ne pas me laisser continuer parce que j’étais sacrément mauvaise.

Forcément, j’avais encore des cours de solfège et cette fois j’ai adoré. Ah non, on me fait signe que c’est faux. Je n’y comprenais toujours rien et j’avais très peur de la teigne qui nous servait de prof. Certes à 8 ans j’étais déjà plus grande qu’elle mais des fois elle criait ! Bon, d’accord, en vrai je n’étais pas tout à fait une gamine extrêmement courageuse.

Je devais chanter dans la chorale aussi. Au moins je n’étais pas terrorisée par la chef de chœur. Elle était flippante mais dans un genre différent. Par exemple un jour, pendant un bon quart d’heure elle m’a fait masser l’auriculaire d’une fille qui avait eu un début de malaise. Encore aujourd’hui je suis perplexe sur mon utilité dans son rétablissement. J’ai fini par arrêter tout ça. Je pense que ma mère était un peu soulagée de ne plus avoir à me poursuivre dans la maison pour m’obliger à lui torturer les oreilles.

Et puis je m’y suis remise. Principalement parce que mon père m’avait menacé de vendre le piano puisqu’il ne servait plus (cet homme est vil) Mais aussi parce que finalement, jouer du piano j’adore ça. Certes, c’est moins facile qu’une guitare comme accompagnement pour chanter Wonderwall quand tu essaies de pécho au feu de camp sur la plage au 15 août mais quand même.

Depuis je ne prends plus de cours de piano, j’ai trouvé un instrument beaucoup plus facile dont je te parlerais sûrement un jour mais j’en joue toujours.

En jouant du piano, ou de la vielle à roues aussi sûrement mais je connais moins, tu peux t’exprimer de plein de manières. Tu peux faire glisser tes doigts sur les touches ou marteler les notes selon tes envies, tu peux même chanter en même temps si tu sais faire.

Je te préviens quand même, si tu comptes t’y mettre et que tu ne vis pas seul-e ou que tes voisins ne sont pas tes meilleurs amis tu risques de rendre quelques personnes un peu agressives. Si, je t’assure que répéter cent-quatre-vingt-huit fois par heure les mêmes douze notes ponctuées de “rhaaaa” et de “mais merdeuh !” peut amener le plus patient des saints à te frapper violemment à la tête.

Si tu as des animaux qui aiment la musique, l’apprentissage pourra être plus difficile pour toi. Je te dis ça parce que j’ai une chatte, que je vais appeler La Callas (elle chante vachement bien), qui arrive dès que je joue la moindre note et ne se sent bien qu’une fois agrippée fermement à mon pull. Du coup ça limite un peu les mouvements.

Et puis tu n’as même pas besoin d’être bon-ne finalement, tant que ça te fait plaisir de jouer, même mal, tout ce que tu veux. Regarde, ça fait des années qu’à peu près chacune de mes profs me considère comme un cas désespéré (pour être honnête je n’aurais pas été optimiste non plus) et pourtant j’aime toujours autant ça. Tu n’es pas obligée de devenir concertiste non plus.

dramatic chorale dans Un, deux trois, musique !

Alors, qu’est-ce que tu en penses ?

Mais peut-être que tu préfères jouer de l’ocarina ou taper frénétiquement sur des claves (boum boum.) Ou peut-être même que la musique, tu t’en balances (je suis si drôle) et que tu préfères d’autres activités manuelles comme te fabriquer des bottes en papier mâché, c’est comme tu veux.

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