Euh... bienvenue ?

Hé ! On dirait qu'on serait amis ?

17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

Guêpe-apens

Salut
Tu te rappelles de mes invasions de fourmis ? Je ne sais plus si je t’ai dit mais j’en ai de nouvelles depuis quelques mois. De petites invasions qui n’ont aucun sens. Certains matins je me lève, il y a moult fourmis à courir le long de mon évier ou sous mes légumes ou encore autour de la planche à pain. Je les écrase du bout de l’index en préparant mon café sans avoir la moindre idée d’où elles peuvent bien venir. Une fois le carnage terminé je vais prendre mon petit-déjeuner et je suis tranquille pour plusieurs semaines. Je n’ai toujours pas compris où se trouvait d’où venaient ces bestioles. Ni leur arrivée sporadique.

Aujourd’hui j’ai eu bien mieux que l’invasion de fourmis, que l’inondation mystérieuse de la cuisine, que le mec qui s’était adossé à mon volet à 3h du matin pour jouer du saxophone, aujourd’hui j’ai eu ; l’invasion de guêpes. Par une fenêtre fermée.

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Je te précise maintenant que je me suis découvert une phobie plutôt violente de ces bestioles il n’y a pas si longtemps ? Tu as des phobies ? Tu gères ça comment ? Parce que clairement, moi, je ne gère rien du tout. Je te raconte.

Tout d’abord je dois t’expliquer qu’habitant au rez-de-chaussée avec trois chats j’ouvre très peu mes fenêtres. Celle de ma chambre reste ouverte un bon nombre d’heures mais devant mes volets fermés, tu comprendras donc qu’à part des moustiques ou autres moucherons agaçants la visite de gros nuisibles volants est peu probable chez moi.

Un peu avant 17h j’ai entendu un bourdonnement aussi intrigant qu’exaspérant. En levant les yeux de mon écran d’ordinateur j’ai aperçu une grosse forme bzz-bzzitante entre le rideau et la vitre de la fenêtre de ma chambre. La Callas regardait attentivement ce spectacle. J’ai alors fait ce que toute personne majeure, responsable et courageuse aurait fait ; je me suis plantée au beau milieu de ma chambre, immobile et j’ai envoyé un sms à mon copain pour l’informer qu’IL Y A UNE GUÊPE DANS MA CHAMBRE ! A ce stade-là, la vague idée de l’écraser avec une chaussure m’avait effleurée mais alors il aurait fallu que je ramasse la dépouille et euh. Non. J’ai ensuite pensé à la vaporiser d’insecticide sévère mais sur la bouteille il n’était pas noté guêpe alors j’ai laissé tomber. Et pour la laisser sortir il aurait fallu que je m’approche de la fenêtre, que je l’ouvre, que je la libère du rideau et que j’attende patiemment qu’elle se barre. Le sms de mon copain m’a réveillée, j’ai viré mes chats de ma chambre, fermé la porte, ouvert la fenêtre et secoué le rideau.

Pfiou ! J’avais survécu, j’étais presque fière et me suis raisonnée à base de « d’accord tu as flippé mais statistiquement il y a quand même très peu de chances qu’une guêpe revienne immédiatement. » Pour fêter ça je me suis rassise devant ma série.

Bzz. Bzzzzzzz. HAAA. UNE DEUXIEME. C’est pas de bol elle a dû entrer pendant que je faisais sortir l’autre ? Allez, c’est pas siiiii grave, on y retourne. Les chats dehors. La porte fermée. La fenêtre ouverte. Le rideau secoué. Celle-ci était moins éclairée que sa prédecesseuse, elle a mis plus de temps à trouver la sortie. Que je lui indiquais pourtant avec force mouvements de bras. De très loin, faut pas déconner non plus. M’enfin tout de même, je l’aurais vue entrer non ?

Peut-être que j’ai un peu pleuré en faisant le tour de mon appart, la tête enfoncée dans les épaules pour regarder, inquiète, s’il n’y en avait pas d’autres mais oh, ça va calme-toi, arrête d’agiter frénétiquement tes doigts, tu vas arrêter d’être peureuse, elles sont parties maintenant tout va bien. Et puis tu reçois des sms de réconfort alors il suffit.

Le temps d’envoyer un message à mon copain, puis à ma sœur, je remarque qu’il y en a d’autres. Plein. A l’extérieur certes, mais une bonne dizaine de guêpes en train de se cogner à ma fenêtre. Et qu’elles peuvent entrer, je ne sais toujours pas par où. Il y a un nid devant chez moi ou quoi ? Et une nouvelle venue à l’intérieur. Puis une autre. La fenêtre toujours fermée.Et toujours autant dehors.
J’ai imaginé très très vite une entrée massive de guêpes un peu excitées et…

Il serait mentir de dire que j’ai bien réagi. J’ai paniqué. Mais là je te parle de la vraie crise de panique qui va bien. J’ai dû sortir de ma chambre, avec La Callas sous le bras pour éviter qu’elle n’en bouffe une, fascinée qu’elle était par leur petite danse. Je n’aurais pas pu gérer la visite chez le véto avec un chat boursouflé en plus de ça. J’ai fini dans mon couloir, mon portable à la main pour pouvoir taper frénétiquement des messages entre deux crises de larmes incontrôlables. Je respirais tellement vite que j’ai fini accroupie par crainte de tomber dans les vapes. La Callas, qui a l’air revêche mais n’en est pas moins adorable est venue me filer des coups de tête de soutien dans les jambes. Les deux autres félins étaient trop effrayés par mon manège pour s’approcher. Je suis sortie pour essayer de repérer un nid et éventuellement appeler les pompiers mais je n’ai rien vu. Okay j’avais perdu toute dignité mais je n’avais au moins aucun témoin. Tu m’imagines appeler les pompiers pour dire y’a des guêpes dehors et moi j’ai peur ? Ouais hein, la réponse est non.

Mon père n’a pas répondu au téléphone, j’ai hésité à sonner chez mon voisin mais je n’allais quand même pas sonner chez un mec que je n’ai jamais vu pour deux guêpes dans une chambre si ? Non. J’ai fait une dizaine de fois l’aller-retour couloir/chambre en étant absolument incapable de me calmer. Ma sœur a émis l’hypothèse qu’elles entraient peut-être par l’aération au dessus de la vitre. Je ne sais pas précisément ce qu’il s’est passé mais subitement, accroupie, la respiration en accéléré, entre deux hoquettements ridicules, je me suis énervée.
Merde, ça suffit maintenant !

J’ai enfoncé ma tête sous ma capuche, j’ai empoigné la bouteille d’insecticide et j’ai vaporisé tout ce beau monde. Je veux dire par là que les guêpes se sont prises une bonne grosse dose de spray dans la face et que j’en ai pris plein les poumons. J’en ai balancé une ration supplémentaire dans le haut de l’aération. Mon père m’a rappelée et je lui ai annoncé que tout était normalement sous contrôle. Je me suis recoiffée, redonné tête humaine et suis sortie acheter du scotch grâce à des bons conseils pour boucher ces aérations de cauchemars. Après un long moment d’hésitation (et si des bébés guêpes pouvaient entrer et grandir sans que je le sache avant de m’envahir de nouveau ?) j’ai fini par fermer mes volets et ouvert ma fenêtre pour évacuer le nuage toxique.J’ai nettoyé ma chambre et me suis rendue à mon cours de musique. En toussotant.

On est bien d’accord que si j’avais dégainé ma bombe toxique plus tôt je n’aurais pas passé près de deux heures dans cet état. DEUX HEURES.

Je ne vais pas te cacher que j’ai un bon gros mal de crâne et la voix qui s’échappe mais écoute, personne n’a été piqué et j’ai arrêté de trembloter piteusement alors tout va bien non ?

 

20 mai 2019 ~ 0 Commentaire

Eurovision et désherbage

Yo !

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Samedi j’ai hésité puis j’ai cédé à l’appel des paillettes et de la non-hétérosexualité et je suis allée mater l’Eurovision. J’ai embarqué mon copain qui passait par là, il y a de ces hasards parfois, ainsi qu’un pack de bières direction chez ma sœur.
Mes aïeux quel ennui ! C’était si convenu, si mou, si ouh là là mais où sont passées les paillettes, LES FLAMMES, les lunettes de soleil et les costumes en skaï-pattes de poulet-ailes de mouches ?
La chatte de ma sœur, dont le nom est Princesse Bitch (la chatte, pas ma sœur) qui s’est mise à nous crier dessus en baillant (c’est sa principale occupation) était bien plus convaincante que la majorité des candidats et j’aurais voté pour elle si j’avais pu.
De toutes façons depuis Céline Dion et son tutu qui ne voulait pas que l’on parte sans elle plus rien n’a d’éclat. 

Pour nous remettre de la déception de voir un type tout propret et fort ennuyeux gagner l’Eurovision à la place de la Serbie nous passâmes, mon mec et moi (il me parle d’aventuuuuuures ah non c’pas ça), le dimanche affalés sur mon lit à parler masturbation avec les pieds, ce qui nous a rendus admiratifs (mais quelque peu circonspects) des gens qui pratiquent  ; il faut une de ces souplesses, mes amis ! L’expérience a été purement chaste ne te fais pas de films, calme-toi :  elle a consisté à joindre nos pieds devant nous avant de grimacer en disant ouille. Le reste du temps a passé en se laissant aplatir la rate par mes chats qui nous piétinaient allègrement. 

Pour me divertir après mon travail de ce lundi matin j’ai entrepris de désherber le truc miteux qui sert de cour à mon immeuble. Enfin, ça c’était après avoir fait une sieste, et par le mot sieste il faut comprendre terminer ma nuit pendant près de trois heures parce que j’avais oublié d’appuyer sur l’icône Valider de mon réveil.
Cette cour est, comment dire, peuplée de trucs verts que l’on appelle communément des plantes je crois, mais qui ont la fâcheuse tendance à prendre très vite des proportions démesurées. Habitant au rez-de chaussée et ayant une capacité à faire abstraction de ce dont je n’ai pas envie de m’occuper je me suis retrouvée des longs mois avec des tiges et feuilles géantes qui cachaient toute luminosité de la moitié de mon appartement. Une femme armée d’un râteau, probablement envoyée par mon proprio, était finalement venue s’en charger. Enfin, s’en charger, c’est-à-dire qu’elle a passé un après-midi à tasser les plantes en leur tapant dessus à coups de râteau avant de disparaître pendant près d’une semaine et un soir où je rentrais chez moi pouf, tout avait disparu. Très bien.

Mais je ne sais pas si tu as connaissance de ce phénomène étrange qui fait que les plantes repoussent ? Moi aussi ça m’a surprise. C’est ainsi qu’au mois d’octobre dernier, en passant devant ma fenêtre, oui c’est une chose qui arrive, contiens ton étonnement, j’ai découvert une jeune femme qui arrachait vigoureusement des tas de branches de je ne sais quoi. As-tu remarqué ma connaissance pointue de tout ce qui est végétal ? Etant quelqu’un de réactif et perspicace j’en ai déduis qu’elle devait être ma nouvelle voisine et suis allée lui prêter main forte. Avec pour seuls outils un couteau en céramique, une espèce de tige en fer rouillée et un sac poubelle de 30 litres. Tu peux appeler ça du courage si tu veux. Je pencherais plutôt vers le « on ne sait pas ce qu’on fait mais, pleines de bonne volonté, on le fait ! »
A deux on est plus fortes contre le pollen tout ça, tout ça. Contre les animaux possédant plus de quatre pattes et mesurant moins de quatre centimètres aussi. On nous parle de la disparition des espèces, moi je veux bien, mais viens voir par là et tu vas voir que les cloportes sont en pleine santé. Des tas de choses ont été trouvées durant ces deux après-midi d’arrachage d’algues de terre, dont des patates, une armature de table ainsi qu’une pelle. Evidemment la découverte de la grande pelle en ferraille ne s’est faite qu’à la fin de notre dur labeur.
L’absence de lianes, de tiques et de tigres du Bengale suite à ce désherbage acharné m’a permis dans les mois qui ont suivi d’aller étendre mon linge propre dehors, tu imagines le luxe ?!
Depuis, ma voisine a déménagé mais les plantes sont revenues, toujours plus fortes, toujours plus grandes, toujours plus menaçantes dans l’idée qu’elles ont la capacité d’accueillir des armadas d’insectes dont je ne connaissais même pas l’existence.

Tout ça pour te raconter que j’ai passé une demi-heure à arracher de l’herbe, à manquer de me sectionner un pied et de choper le tétanos à cause de la tête de la pelle qui n’est plus réellement attachée au manche, et à tout entasser dans un coin avant de décider que j’étais fatiguée, qu’en plus mon pain avait fini de cuire et que j’avais donc bien mérité de finir ça demain. Ou dans trois mois parce que j’aurais un peu oublié entre temps. Qui sait.

18 mai 2019 ~ 0 Commentaire

On s’était dit rendez-vous dans quatre ans

Salut !

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Bien ou bien mon lapin ?

Cesse de te rouler au sol en criant que je suis enfin revenue, ça ne fait pas siiii longtemps. Qu’est-ce que quatre ans dans une vie après tout ? La durée de vie moyenne d’un rat. Certes.

Il faut me comprendre, j’étais fatiguée alors j’ai fait la sieste puis j’ai dû faire le ménage aussi une fois. Comme toutes ces activités m’ont épuisée j’ai été dormir un peu et pouf me revoilà. Ou alors j’avais simplement oublié que je possédais un blog, va savoir.

Tu te demandes ce que j’ai fait durant ce court laps de temps, j’en suis sûre. Hé bien peu de changements finalement. J’ai toujours le même travail de rêve, j’ai travaillé un temps dans une maison où chaque jour j’étais un peu plus surprise que le précédent, je te raconterai.

Je te parle de mes chats ? Ouais d’accord, nous sommes sur internet après tout, tu es là pour ça, ne le nie pas; Alors, La Callas va bien, excepté ses crises de hurlements lorsque j’étends le linge. Un chat sait garder une part de mystère.
Tu te souviens de Creepy Cat ? Si tu ne t’en souviens pas va lire les articles précédents de ce blog, il n’y a que deux pages ça va tu peux bien faire ça. Tu es d’une fainéantise incroyable.  Bon, ce chat était chez moi jusqu’à ce qu’il soit adopté par une famille aimante ou par une meute de loups mais on ne va pas se mentir, il y a beaucoup moins de meutes de loups que de familles aimantes qui visitent le site internet de l’association. Ce chat est assez rapidement passé de « approche d’un pas de plus et j’attaque directement à la jugulaire » à « si tu quittes mon champ de vision je risque le trépas, je t’aime si fort tu me manques tellement oh tu es là coucou ! »
Un beau matin, je crois qu’il pleuvait et que c’était l’après-midi mais arrête de chipoter je suis à peine revenue que tu recommences déjà à pinailler, l’une des référentes de l’association m’a appelée pour m’informer avec enthousiasme que quelqu’un désirait adopter la longue chenille noire qui vivait chez moi. Peut-être t’en souviens-tu mais je suis quelqu’un de mesuré alors j’ai dit d’accord très bien, j’ai raccroché, je me suis mise à paniquer en expliquant au chat -qui n’y comprenait goutte- qu’il allait partir, j’ai arrêté de pleurer, repris mon téléphone et ai adopté le chat. Pouf deux bestioles à la maison.
Les chatons ont été adoptées depuis longtemps mais les murs s’en souviennent encore. Crinoline, leur mère, elle, n’a bizarrement trouvé personne qui désirait plus que tout vivre avec elle. Je ne t’ai peut-être pas dit mais cette chatte a quelques pulsions destructrices mal gérées. A savoir qu’elle peut ronronner sur tes genoux, te cracher dessus subitement et te mordre violemment avant de se rendormir. Faut le savoir mais ça surprend. Tu sens sûrement venir l’idée que je ne suis plus très très motivée à l’idée qu’un jour quelqu’un d’autre décide de vouloir s’en occuper. On s’aime maintenant, elle ne mord plus que mes invités.
Pouf trois bestioles chez moi.

Mes voisins sont partis. Je les aimais pourtant bien. Par là il faut comprendre que j’ai parlé deux fois à ma voisine et que mon voisin et moi nous disions bonjour de temps en temps. Ils avaient le défaut de traîner constamment leurs meubles sur le sol au dessus de ma tête. Ou leur meuble ? L’hypothèse qu’ils ne possédaient qu’un seul meuble qu’ils devaient donc bouger de pièce en pièce à chaque moment de la journée à été émise. Nous ne le saurons jamais. Depuis, l’appart a été re-loué. Est-ce qu’un homme qui écoute trop fort les Kids united en plein après-midi peut être un voisin acceptable ? J’ai comme un doute.

Je pense que ça va suffire pour aujourd’hui, il ne faudrait pas que tu sois submergé.e par un trop plein de nouvelles infos sur ma vie. Tu vas te reposer un peu et on se revoit bientôt ? Ou dans quatre ans, on ne sait pas, la vie est faite de tant d’imprévus.

 

 

 

04 novembre 2015 ~ 3 Commentaires

Une entorse et un morse

(Non.) (Mais ça rime.)

T’as vu ? C’est l’automne.

Une entorse et un morse dans Parlons chats giphy

Ce qui veut dire que sans chauffage mes murs recommencent à moisir. N’ouvre pas les yeux grand comme ça, je t’ai déjà dit que j’habitais dans un châteaudis, non ?

J’étais en vacances jusqu’à dimanche soir En vrai, dans le jargon, on appelle ça un arrêt maladie mais j’ai décidé que c’était des vacances. Je me suis de nouveau retrouvée avec une entorse de la main “mais je sais pas où” a dit mon médecin qui est une personne très compétente. Cette fois-ci, c’était en plantant une cuillère dans un pot de glace au beurre de cacahuètes. Si, c’est possible. Je te rassure, la glace était bonne.

giphy dans Parlons chats

Comme parfois la vie n’est pas qu’une saloperie sans aucune pitié, c’est tombé pile pendant que j’avais de la visite. Normalement j’aime pas trop les gens chez moi, je tolère quelques personnes de ma famille parfois. Mais seulement parfois et faut prévenir à l’avance sinon je n’ouvre pas : j’ai peur que ce soit un mec de France Loisirs. Tiens, à propos ; je t’ai déjà raconté comment faire fuir un de ces parasites en sortant en furie de ta cuisine avec à la main le couteau que tu comptais laver pendant qu’il baratinait ta coloc ? C’est une vrai question, je parle tellement que je ne sais plus ce que j’ai déjà dit.

Mais pour en revenir au sujet de départ, là, c’était un immigré Berlinois qui m’a demandé l’asile pour une sombre histoire de fromage immangeable là-bas, je ne pouvais pas dire non tu comprends ? Non ? Tant pis.

Bon, il (nous l’appelerons Caillou) (parce que c’est drôle) (et pour des questions d’anonymat) (mais surtout parce que c’est drôle) (Caillou) s’est senti assez vite à l’aise dans mon appartement luxueux. Pour te donner quelques exemples concrets il s’est permis de faire à manger chez moi dans le but de me nourrir, il a annexé la moitié de mon lit, et s’est même senti autorisé à se faire aimer de mes chats. Le mec chiant quoi. Il m’a même emmenée voir un film avc des papillons en gros plan, par pur plaisir sadique je suppose. (Crimson Peak c’était un peu chiant)

Je ne vais pas t’expliquer en détails à quel point ça m’a saoulée, tu sais que je n’aime pas me plaindre mais sache aussi qu’il m’a traînée au milieu de la Creuse pendant un week-end. D’accord, c’était plutôt ma voiture avec laquelle on y est allé mais quand même. En plus c’était pour voir des gens. Des gens. Que je n’avais jamais vus. Depuis quand c’est une bonne idée de traîner quelqu’un dans la Creuse au milieu de gens presque inconnus ? Ok, eux ça allait. Ils étaient plutôt sympas. Carrément, en fait. Mais quand même. Apparemment il compte même revenir à ses prochaines vacances. C’est à vous dégoûter d’être aimable.

 

A part ça, j’ai découvert que mon véto est un escroc que La Callas est allergique aux puces. Ouais. Donc elle se gratte, elle se gratte et ça fait des trous. J’ai un chat allergique aux puces. Avec des trous. Même mon chat est un peu raté. Belle équipe.

D’ailleurs, je crois que Caillou est la seule personne à cause de qui je n’ai pas eu à subir une crise de jalousie de La Callas. Normalement, si je parle avec quelqu’un (ce qui m’arrive peu), elle se place entre nous et miaule jusqu’à ce qu’on se taise à peu près. Là, non. Aussi bien il lui a jeté un sort -ou un coup de pied- et je n’y ai vu que du feu.

Je continue à te parler de mes chats ? Allons-y. Un des matins, pendant que j’étais au milieu de rien (la Creuse, tu suis pas ou quoi ?) après un coucher fort tardif, j’ai été réveillée par un sms de SuperColoc. Elle devait passer nourrir les bestioles et prise d’un coup de folie, elle a entrouvert la fenêtre de la cuisine. La FENÊTRE ! Crinoline en a profité pour se barrer, pas bête le chat. Un jour je te raconterai moultes péripéties fascinantes qui ont suivi les deux fugues de La Callas.

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SuperColoc était très légèrement emmerdée. Etant à 7h de route de chez moi j’ai pesté une grande partie de la journée du retour que je n’avais aucune envie de chasser une chatte qui ne répond pas à son nom en pleine nuit. Bon, finalement, après trois Minouche ! hurlés dans ma rue je me suis dit que ce nom était vraiment nul et j’ai décidé d’attendre le lendemain pour aller sonner chez les gens. Peut-être que tu le sais, parler à des gens, surtout inconnus, ne fait pas tout à fait partie de mes occupations préférées, alors le lendemain, à la place, j’ai recommencé à crier Minouche ! (et à me sentir si seule) par les fenêtres de mon immeuble et de ma cuisine.

Le croiras-tu ? Cette chatte que je pensais parti loin, très loin de cette cuisine où je la séquestre, s’est pointée la bouche en coeur (c’est une image, les chats ne font pas ça, tu es si naïf) avant que je ne perde tout espoir. Comme elle avait décidé d’être nourrie en restant dehors, un problème s’est posé quand j’ai remarqué que je ne possédais pas de clef me permettant d’accéder à la cour de mon immeuble et que le seul moyen était de passer par ma fenêtre.

Je fais un petit aparté pour t’expliquer que je voudrais bien la laisser sortir mais que je ne peux pas, en théorie si elle saute par-dessus le mur de la cour, elle ne pourra pas revenir et je me vois mal expliquer aux personnes de l’association que j’ai perdu un chat au délicieux nom de Minouche (non, vraiment, je ne m’y fais pas).

Le problème était : si je passais par la fenêtre j’avais une chance sur deux de ne pas réussir à remonter (j’ai l’agilité d’un poney sur le dos) et de laisser les deux chatons sortir mais si je ne faisais rien, je risquais de voir Crinoline (c’est quand même bien mieux, non ?) s’enfuir vers des contrées plus accueillantes. Mais, c’était sans compter l’arrivée de SuperColoc à ce moment précis sur son fidèle destrier (sa voiture donc) (mais ça faisait mieux) que j’ai envoyée chercher le chat pendant que je gardais les deux chats-bonzaïs. La mère avait l’air tellement contente d’être rentrée qu’elle a craché sur ses chatons avant d’aller se planquer.

Depuis tout va bien, ils ont recommencé à faire pipi par terre et à massacrer absolument tout ce qui m’appartient.

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10 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

La moquette et les paillettes.

Bon, après trois mois sans rien dire je sens qu’il est temps de rattraper un peu tout ça. (En vrai j’ai du ménage à faire depuis une bonne semaine mais, comment dire, j’ai pas envie.)

Au mois de juillet je suis donc partie en vacances, au bord de la mer dans une des maisons de vacances de mes grands-parents (oui parce qu’ils en ont deux) (à trois maisons d’intervalle) (ils vivent dans une et prêtent l’autre) (ah ben en fait c’était pas compliqué à expliquer.)

A part dormir, manger, faire semblant de bronzer sur la plage, faire du bruit et emmerder le monde je n’ai rien à te raconter. Des vacances banales.

Bon quand même, ma frangine est revenue en pays civilisé après de nombreux mois passés chez les teutons. Elle est restée suffisamment longtemps pour ne plus avoir envie de me voir pendant au moins les dix prochains mois (il paraîtrait que dormir dans la même chambre qu’une personne qui passe son temps à vous souffler dessus dès qu’elle vous voit arriver c’est épuisant.)

La moquette et les paillettes.  dans Travail de rêves yay1

J’ai monté un projet de bande-dessinée avec mon frère (qui sait dessiner, ce qui n’est absolument pas mon cas) où les protagonistes se seraient appelés Rimsky et Korsakov (si tu as une ou deux lacunes question musique russe, clique ici) On a fini par abandonner l’idée parce que nous sommes deux gigantesques flemmasses mais à la place on les a interprétés assez régulièrement pour la grande joie de notre entourage (ou pas) J’ai donc passé une bonne partie de juillet à parler d’une voix suraiguë et à sautiller partout en déclarant des slogans intelligents. Ce qui, tout compte fait, ne change pas vraiment de mes autres étés.

Ce qui a changé par rapport aux années précédentes c’est du côté de ma sociabilité. Ouais, j’ai quand même rencontré deux nouvelles personnes. Alors que je n’étais pas obligée et qu’on ne m’a  promis ni alcool ni chocolat en échange. Le plus grave, c’est que j’ai bien aimé.

Je te passe l’histoire de ma cuillère préférée qui est portée disparue depuis le début de l’été, je n’ai toujours pas fait mon deuil.

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J’ai dû rentrer dans ma ville du bout du monde pour travailler au mois d’août. Je ne sais pas si tu sais mais j’adore mon travail. Vraiment. Le côté épanouissant et non-répétitif je suppose.

Par conséquent j’ai décidé d’accepter de prendre des remplacements à des heures très matinales ou un peu trop tardives. Et non, ça n’a rien à voir avec le fait que je suis pauvre. Rien à voir. Du tout.

Je commençais donc très tôt la plupart des matins (commencer à 6h ou 5h20, c’est tôt, si.) et comme l’organisation de ma boîte est à peu près équivalente à la mienne (en fait non, ils auraient fait faillite au bout de quarante-sept minutes sinon) le premier jour a été compliqué.

On m’avait simplement donné l’adresse et expliqué que je devais nettoyer des bureaux.
Je suis donc arrivée à 6h du matin, pimpante et de bonne humeur (toi qui me connais déjà, n’explique pas aux nouveaux que je mens s’il-te plaît, laisse-leur la surprise) devant un porte munie d’un digicode. Tu penses qu’on m’aurait filé le code ? Tu penses mal, recommence. Je me suis donc faufilée derrière un mec qui portait le même joli t-shirt turquoise que moi (mon entreprise à des goûts très sûrs en ce qui concerne les habits) qui m’a regardée de manière très suspicieuse parce que je portais une veste. Quand je lui ai montré mon signe d’appartenance à la même secte boîte que lui, il m’a laissée rentrer sans plus d’histoires. Le pouvoir du t-shirt turquoise !

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Après il a fallu que je devine à quel étage j’étais censée aller, l’ascenseur refusait de toutes manières d’aller plus haut que le deuxième. La porte a fini par s’ouvrir sur une de mes collègues que je n’avais jamais vue (je ne connais aucun-e de mes collègues car je suis asociale) qui a fini par m’expliquer qu’il y avait un code très complexe à taper et qu’il fallait avoir un Master en maniement de clefs pour pouvoir s’en sortir. Elle a aussi eu la gentillesse de m’apprendre le code de l’alarme qui aurait pu se déclencher si l’ascenseur avait bien voulu m’obéir. Elle m’a achevé en m’expliquant la manière dont je devais passer l’aspirateur dans ces bureaux.
J’ai failli me vexer et lui répondre que oh, j’avais l’équivalent d’une licence en nettoyage mais j’ai fini par regarder la moquette. La première chose qui m’a traversée l’esprit c’est “en voici une moquette qu’elle est laide.” la seconde a été de remarquer les nombreuses traces de pas et de je ne sais quoi. Une moquette susceptible donc, qui prend la marque de chaque offense faite à sa pureté originelle (en fait elle était seulement grise moche mais ça fait plus joli dit comme ça.) Il fallait donc aspirer vers l’arrière.

Je t’explique c’est très technique : au lieu de passer la brosse du machin dans tous les sens pour finir le plus vite possible, là il fallait envoyer le manche devant toi et le soulever pour le ramener vers toi et recommencer afin de ne pas prendre cette pauvre moquette à rebrousse-poils et effacer les traces. (Tous ces mots font paraître mon boulot carrément sexy en fait)

Rien qu’avec ça tu peux t’imaginer que j’ai passées certaines des meilleurs heures de ma vie dans ces bureaux. Moi je me dis que si c’était vraiment aussi important de ne pas laisser de traces par terre, autant mettre du carrelage, non ? Après, je ne sais pas, je ne suis que nettoyeuse d’escaliers.

Je n’avais pas d’affection particulière pour la moquette jusqu’à présent, j’en ai maintenant une totale aversion. En plus, dedans y’a des acariens. Et les acariens, comme chacun sait, c’est vilain.

 yuck

Ne sois pas trop triste pour moi. Même si mon mois d’août a principalement consisté à faire la gueule et à dormir je n’ai pas fait que ça. Par exemple, j’ai continué ma crise de sociabilité en me laissant entraîner dans un festival où il a plu continuellement et duquel je suis rentrée pailletée (et sale) (la boue ça fait des taches)

D’ailleurs, le savais-tu ? Aller dans un festival en sandales n’est pas la meilleure idée imaginable. Faire de l’ultimate non plus mais ça n’a aucun rapport. Pourtant ce n’est pas comme si c’était la première fois que j’allais à un festival mais je ne sais pas. L’idée de pouvoir montrer à tous mes ongles de pieds vernis de rose flash à paillettes m’a peut-être séduite.

Dans ce festival il y a eu des bulles de savon, une fanfare (tiens à propos, clique, c’est fabuleux), des paillettes, deux mecs qui méprisaient la musique électro, des bulles de savon, de la pluie, des frites, de la boue, de la musique et des bulles de savon.
En plus je n’ai même pas eu besoin de monter de tente. Non parce que ça j’ai essayé une fois et j’ai fini assise dans un coin à bouder, depuis j’ai jamais eu envie de recommencer. Je ne sais pas si tu sais, mais normalement après il faut dormir dedans en plus. Et moi le camping…

Ew

Ce qui est grave, encore une fois, c’est que cette fois j’ai bien aimé. Et je ne me suis même pas plainte. Si on oublie que mes deux premières phrases du dimanche matin ont été “Peste, il fait beaucoup trop chaud” et “J’ai beaucoup trop mal à la tête” (Il est possible que les grossièretés aient été omises de ces citations.)

Pour une fois je me suis bien tenue.

10 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

Chat va bien ? (hé merde)

Salut. Ça faisait longtemps non ?

J’ai plein d’excuses pour ne rien avoir écrit si tu veux tout savoir. Et puis en fait je fais un peu ce que je veux, non ? Si. Merci.

Et puis bon, trois mois c’est pas si long. Si ? Ha bon.

En juillet je suis partie en vacances.

Chat va bien ? (hé merde) dans Parlons chats giphy

Avant ça il a fallu que je fasse garder les chats que je garde. C’était un grand moment. D’abord parce que je me suis faite engueuler bien comme il faut par la nouvelle référente chatons (oui, il y a une référente chats, chats chelou, chatons… c’est hyper bien organisé) (non) qui m’a dit en substance que j’abusais un peu de partir maintenant et sans prévenir ! Au mois de juillet, partir en vacances, en ayant prévenu trois mois avant. Quel scandale !

woah1 dans Parlons chats

Apparemment ils manqueraient de famille d’accueil. C’était une vraie surprise pour moi, ce n’est pas du tout pour cette raison que je m’étais proposée pour accueillir les chatons et leur mère. Pas du tout. Je lui ai donc répondu, en substance aussi, (parce qu’en vrai je sais un tout petit peu me tenir quand même) d’aller se toucher et de revenir avec une solution.

Elle m’a proposé de donner mes clefs à quelqu’un qui passerait chez moi pour les nourrir. Filer mes clefs à quelqu’un que je ne connais pas, en voilà une idée qui m’a fait rêver. Non parce qu’à part peut-être trois personnes, je ne prête mes clefs à personne. Et le tout pendant trois semaines. Quand on voit ce qu’ils ont été capables de faire de mon appart en moins de deux jours, on se dit que comme meilleure idée il y a peut-être celle d’aller envahir la Russie en short sur un poney en plein hiver, à part ça je ne vois pas. Je lui ai donc gentiment proposé de retourner se tripoter (le cerveau) encore un peu et de revenir avec une vraie idée. Mais non, vraiment, elle ne trouvait pas.

Quand je l’ai menacée d’abandonner les chatons devant le refuge elle a miraculeusement trouvé deux familles d’accueil qui voulaient bien prendre une charge les chatons pour l’une et Creepy Cat pour l’autre. Moralité : le chantage ça fait de la magie. (Faites comme moi les enfants.)

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Le jour où la nana qui devait s’occuper de Creepy Cat est venue, je me suis rendu compte à quel point ce chat s’était transformé. Parce que j’ai réussi à le mettre dans une cage de transport (oui, certes, ça m’a pris une demi-heure et j’ai fini debout dans mon évier, sous les yeux de la nana qui avait l’air de se demander dans quoi elle s’embarquait, mais tout de même) sans me retrouver balafrée à vie. Il n’a même pas essayé de me griffer ou de se défendre. Il m’a juste regardé, terrorisé, avec des yeux tellement tristes. Je dois t’avouer qu’à ce moment le petit caillou orange qui me sert de coeur s’est légèrement fêlé. Bon, ensuite j’ai agité les bras de manière très dramatique en piaillant dans mon appart que j’étais TRISTE et ça allait mieux. Surtout que j’étais sûre que personne ne l’adopterait.

Depuis je l’ai récupéré, La Callas a arrêté de tournicoter dans l’appartement en miaulant à m’en fendre l’âme (oui, la mienne d’âme, parce qu’elle c’est un chat et les débats sont encore en cours afin de savoir si elle en possède une.) (Déjà que moi je suis une fille alors c’est pas sûr-sûr mais on va faire comme si.) Quant aux chatons et leur mère je les ai aussi récupérés (car je n’ai aucune volonté) (et que je suis un peu con) moins une parce qu’elle a été adoptée. Finalement trois ou deux chatons ça ne change pas grand-chose.

Je vais essayer de faire croire à mon proprio qu’il n’y a jamais eu de tapisserie dans la cuisine quand je déménagerai. Je ne suis pas persuadée que ça peut marcher mais sait-on jamais.

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(ce gif n’a aucun rapport, il est juste beau.) 

Depuis j’ai l’impression de passer un tiers de ma vie à nettoyer ma cuisine (les deux autres tiers étant occupés par mon travail de la lose et par le sommeil) (ma vie, c’est cool) et ce n’est pas chose aisée quand tu dois composer avec deux chatons hyperactifs dont la passion pour déchirer la tapisserie n’a d’égale que celle de sauter sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un balai. Mais, grâce à une personne aux idées de génie j’ai découvert que si ces chats ne sont pas impressionés par de l’eau leur tombant délicatement (non) sur la tête, une bulle de savon suffit à leur faire perdre tout courage. Et franchement, avoir peur devant quelque chose d’aussi inoffensif c’est la honte (je peux me permettre, il me semble que je ne t’ai encore jamais parlé de ce dont j’ai peur)

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Cet été j’ai aussi découvert que si La Callas semble se battre la rate de mon existence le reste de l’année, l’été elle m’aime. Elle a passé un mois entier à ignorer très aimablement mes grands-parents qui s’occupaient d’elle (en restant systématiquement à moins d’un mètre d’eux quand même, ignorer des gens qui ne sont pas au courant c’est beaucoup moins drôle.) mais il suffisait que je passe devant le jardin pour entendre un concerto de miaulements en Ut mineur. J’ai vaguement essayé de la ramener dans le jardin de la maison où je logeais, mais  j’ai crains que le chat de ma mère, qui a la taille approximative d’un petit pingouin, n’essaie de la manger (et réussisse). J’ai donc été la rentrer chaque soir dans la maison voisine (je t’expliquerai bien mais c’est trop compliqué) (en fait j’ai la flemme) sous l’œil légèrement agacé de mes grands-parents qui avaient beau développer des systèmes ingénieux mais étaient incapables de la faire suffisamment approcher pour pouvoir fermer la porte. Ma technique à moi était très complexe : elle consistait à l’appeler par son nom, puis d’indiquer la porte en lui demandant de rentrer (La Callas est un teckel)

Je pourrais te raconter ce que j’ai fait de mes vacances aussi, ou comment j’ai occupé mon mois d’août entre deux passages d’aspirateur sur moquette susceptible mais si tu permets, je vais aller me reposer.

Ecrire des phrases c’est fatigant.

14 mai 2015 ~ 0 Commentaire

L’invasion des chats commence chez moi.

Je t’ai raconté l’arrivée de Creepy Cat chez moi en te disant que c’était tout de même une bonne idée à la con d’avoir accepté d’être famille d’accueil pour chats. Certes, maintenant il m’aime et me tourne toute la journée autour en ronronnant (sauf quand il se prend une branlée par La Callas) mais il a aussi l’habitude fantastique de sauter partout, le plus haut possible de préférence, avant de coller par terre tout ce qui se trouve sur son passage.

L'invasion des chats commence chez moi.  dans Parlons chats 6yjwZqU

Comme tu le sais, la cohérence et moi, c’est compliqué mais ça ne marche que pour moi. Si la personne qui me fait face n’est pas cohérente dans ses propos ou ses actions, j’angoisse. La vie est une source permanente d’angoisse pour moi (tu peux compatir si tu veux). Tout ça pour te dire qu’une fois que j’ai trouvé un bon filon de niveau de conneries, je l’exploite à mort. En ce moment j’ai donc six chats dans mon appartement-château, dont seule La Callas est la mienne. Tu te demandes peut-être comment on passe d’une connerie gérable à quatre autres comme ça d’un coup ? Moi aussi. J’ai un début d’explication : je suis une andouille. (Je milite pour la réhabilitation de ce mot) Le truc, c’est qu’on m’a pris par les sentiments (et franchement, c’est pas facile de choper quelqu’un par là, essaie, tu verras).

Il faut savoir que j’ai un énorme défaut qui m’empêchera probablement de devenir maître du monde (oui, maîtresse du monde ça renvoie une image un peu différente) : je hais les injustices. Vraiment. Quand j’étais petite, toute petite petite, en maternelle, il y avait deux filles dans ma classe, qui étaient lourdement handicapées et venaient de Guadeloupe pour subir des opérations. Aucune des deux ne parlait vraiment et elles faisaient des tas de grands mouvements bizarres avec leurs bras et l’une d’elle marchait qu’à l’aide d’un déambulateur. C’était mes copines et je me souviens tellement d’un jour où les autres se sont moqué d’elles parce qu’elles grognaient plus qu’elles ne riaient. J’avais été prise d’un élan de rage où j’avais eu envie de mettre des petits taquets dans la tête de tous les autres en criant que « Putain (mais je disais pas de gros mots à quatre ans) on comprend pas tout ce qu’elles disent et elles se marrent bizarrement mais elles sont trop super top cool ! Alors on se moque pas, bande de gros nazes ! » Je suis rentrée plusieurs fois de l’école ensuite, folle de rage parce que la maîtresse était méchante et injuste envers d’autres élèves. Elle ne me disait jamais rien mais j’aurais presque préféré parfois.

Je suis le genre de personne à être triste pour Simplet dans Blanche-Neige (Oh ! Il est neuneu le pauvre, tout le monde se fout de sa gueule mais c’est NORMAL ! Oh ! Ça va pas bien non ?) ou pour le petit champignon dans Fantasia que les gros champignons rejettent parce qu’il est différent.

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(Clique et pleure.)

Bref, tout ça pour te dire que l’empathie c’est de la merde et que quand je serai grande je serai un Cyberman.

giphy dans Parlons chats

Je parlais de quoi au départ ? Ah oui, de l’invasion féline qui a lieu chez moi. Donc maintenant que j’ai dompté Creepy Cat, qui va beaucoup mieux même s’il a toujours peur quand j’éternue, je suis sur la page facebook de l’association qui s’occupe de ces chats et j’ai vu qu’ils avaient plein de mères gestantes ou avec des bébés que personne ne voulait garder le temps qu’ils soient sevrés. A ce moment j’ai un peu pleuré à l’intérieur (autant pour la tristesse de la situation que pour la langue française maltraitée sur cette page fb) (c’est incompatible de vouloir aider les animaux et de maîtriser un minimum l’écrit ?) et je me suis proposée. Non mais attends ! C’était hyper triste ! Depuis, en plus du chat fou et de La Callas, j’ai une mère et trois chatons (ils ont trois semaines et ils sont tellement, mais tellement MIGNONS) qui sont isolés dans ma cuisine pour ne pas que des combats de chats se déroulent sous mes yeux impuissants (en plus un chat quand ça crache, ça fait peur.)

ninja_cat

Alors dans ma cuisine ça sent comme dans la tanière d’un tigre qui aurait oublié d’ouvrir ses volets pendant une grosse semaine et je dois nettoyer tous les jours le sol autour de la litière parce que la chatte a quelques soucis pour viser (tu le sens le glamour dans ma vie ?) mais, je crois que je vais me répéter, c’est tellement MIGNON. Et puis l’autre jour j’ai reçu un sms de ma référente (ouais, j’ai une référente chats, c’est la classe) (open office me souligne le mot référente alors que bon, ça existe quoi) (référente) qui me demandait de nommer les petits assez rapidement. Bon, côté empathie je suis gâtée mais côté assumer des responsabilités j’ai été lésée. Parce que si, nommer des chatons c’est une énorme responsabilité. D’accord, les gens qui vont les adopter vont commencer par leur donner un autre nom mais quand même. Oui parce que La Callas ne s’appelait pas comme ça au départ, Creepy Cat non plus bizarrement. J’ai donc passé une heure à chercher des noms commençant par la lettre L mais je séchais à Loutre (et les gens de cette association n’ont tellement pas le sens de l’humour), j’ai fini par penser à Limousin mais on m’a fait signe qu’il ne fallait pas déconner quand même. Du coup j’ai fini par demander à quelqu’un d’autre de leur trouver un nom et sur les trois j’en ai modifié un qui était quand même trop vilain (le nom, pas le chaton), forcément c’est celui-là qui a fait tiquer ma référente. Je ne sais pas si je dois leur annoncer que j’ai rebaptisée la chatte qui a pour nom Minouche (c’est pas interdit d’appeler son chat Minouche ? Ça devrait.) et qu’elle s’appelle désormais Crinoline. Parce que.

Il y en a un des trois que je pensais un peu crétin, dans la mesure où je l’ai vu essayer de téter la jambe de sa mère puis la tête de sa sœur (rien que de l’écrire ça me fait rire, j’ai un humour évolué) et qu’il passe son temps à essayer de ramper sous sa mère et à essayer d’escalader les deux autres. Mais quand j’ai vu sa mère s’affaler gentiment sur lui, pendant qu’il couinait (si tu poses ton doigt sur un chaton, ça couine. Mais non, n’appuie pas ! T’es fou toi !) et que j’ai remarqué qu’elle faisait ça plusieurs fois par jour je me suis dit qu’il avait quelques excuses.

 kittens

Bon, tu m’excuseras mais je vais retourner dans ma cuisine, j’ai l’intention de monter une chorale dont les chansons seront composées exclusivement de couinements, et ça, ça n’attend pas.

13 mai 2015 ~ 0 Commentaire

La musica c’est aussi le soleil d’un autre jour.

(As-tu reconnu Patrick Juvet dans le titre ? Si oui, tu es vieux-vieille ou alors on risque de bien s’entendre)

Comme je te l’ai déjà dit, j’ai pas mal de passions dans la vie. Faire du vélo dans le couloir de mon appartement ou ranger mes livres par ordre alphabétique (et chronologiques quand ils sont du même auteur) ou encore jeter des affaires parce que je trouve que j’en ai trop. Mais tout ça ne se fait pas tout seul, non, je ne suis pas fonctionnelle si je n’écoute pas de musique. A part quand je dors, quand je suis obligée de communiquer avec des gens ou que j’en joue moi-même, il y a toujours toujours de la musique dans mes oreilles.

La musica c'est aussi le soleil d'un autre jour.  dans Un, deux trois, musique ! hdfi

Déjà je viens d’une famille où les gens chantent et jouent de la musique pour beaucoup. Quand j’étais petite, la chanson du soir était obligatoire. Les chansons en voiture aussi, pour que ma sœur et moi oubliions un peu d’être malades (moi je t’aurais laissé vite fait les gamins en garde avant de partir en vacances). Un des premiers trucs que je me souviens avoir été chercher de moi-même dans les cassettes (ouais, c’était des cassettes audio, ne dis rien) de mes parents c’était West Side Story et je ne sais plus quel album de Téléphone. En même temps j’avais découvert Nostalgie et j’écoutais ça toute la journée dans ma chambre que je ne partageais plus avec ma sœur, et apparemment voir sa gamine d’à peine dix ans te chanter du Michel Delpech ou du Gérard Lenorman, comme ça, par envie (alors que personne, personne n’écoutait ça chez moi) ça fait bizarre. D’ailleurs j’ai mis beaucoup trop longtemps à comprendre que la chanson Femme Libérée de Cookie Dingler (quelqu’un peut m’expliquer ce nom de scène ? On l’a obligé ?) ne parlait pas d’une femme qui sortait de prison.

En primaire je me suis découvert une passion pour Notre Dame de Paris, Roméo et Juliette et Alizée. Hum. J’en connais encore plein par cœur. Mes parents étaient ravis.

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(écoute si tu l’oses, moi je chante personnellement) 

Ma mère m’a fait découvrir Renaud pas très longtemps après, et j’ai commencé à demander ses albums comme cadeaux de Noël ou d’anniversaire et de les acheter avec mon petit pécule durement gagné (non.)

Je te rassure, entrée au collège j’écoutais aussi les L5 et Britney Spears, pour cette dernière je me rappelle avoir attendu des plombes devant ma chaîne pour pouvoir enregistrer les chansons qui passaient à la radio sur des cassettes que j’écoutais ensuite en boucle. D’ailleurs, si tu es vieux-vieille comme moi et que tu avais un baladeur-cassettes, tu te rappelles le bruit que ça faisait quand il tombait en rade de piles ? La voix devenait très très lente et très grave pour un court moment avant de s’éteindre. Ben Britney Spears ça devenait hilarant. J’avais aussi un cd d’Hélène Ségara qu’on m’avait offert (bon, je n’y étais pour rien sur ce coup-ci mais je l’ai écouté -et pas qu’une fois- et ça, c’est entièrement ma faute) et quelques singles fabuleux que j’étais très fière de pouvoir m’acheter. En vrac : Sully Sefil (c’est quand j’étais rebelle), Asia et Eve Angeli (ça, je ne me l’explique pas) ‘Laisse-moi un peu de toi, j’apprendrai à te reteniiiir’ (Tu peux rigoler si tu veux, mais tu as souvenir de ce que tu écoutais, toi ?) Je passais beaucoup trop de temps à regarder MCM et MTV aussi. Comme j’ai une grande capacité à retenir des nombres affolants de chansons par cœur, je crois que ma famille a beaucoup souffert (et souffre encore aujourd’hui). Oui, parce que j’aime chanter Eye of the tiger ou The Final countdown très fort et que Jésus est né en Provence a une place indétrônable dans mon cœur.

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(sous la tonnelle-euh des tamariiiiis)

A côté de ça, au même âge, j’avais une passion pour Les Doors et Serge Gainsbourg (non, mes goûts musicaux n’ont aucune cohérence). J’aime toujours autant Les Doors, Eve Angeli un tout petit peu moins quand même.

Aujourd’hui je peux écouter des trucs aussi variés que Nina Simone, Marie Laforêt (oui, je suis la seule personne de moins de soixante ans à écouter ça, mais je kiffe que veux-tu), Queen (veux-tu que je te dise à quel point j’aime Queen ? Non, tu ne veux pas, non), Elvis Presley, Thiéfaine, Bashung, Barbara, Anne Sylvestre Brassens, Dylan, Joplin, Patti Smith Dalida aussi (je t’ai dit que mes goûts musicaux n’ont aucune cohérence, m’embête pas), Sinatra, Mano Solo, les Têtes Raides… c’est juste un aperçu des gens qui chantent ça, il en manque beaucoup trop et je vais te passer la musique classique sinon on n’a pas fini. Tout ce qui concerne la musique révolutionnaire aussi, je prends.

Je nourris aussi une passion malsaine pour les chansons chorale (non, pas les enfoirés, non, surtout pas) We are the world et Chanson pour L’Ethiopie par exemple, me mettent dans une état de joie incomparable. C’est le côté foule, ça me plaît.

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(Lève ton briquet, fais attention à tes doigts et chante avec moi) (Bruce Springsteeeeeeeen !)

J’aime aussi énormément les chansons d’amour à texte (non), chantées avec une sincérité tire-larmes et des violons sanglotants derrière. Tu me mets Bonnie Tyler et j’en reviens à mon twist du genou, les envolées lyriques de Céline Dion et je m’époumone en chœur et si jamais tu passes Bryan Adams je ne réponds plus de rien.

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Un jour j’ai eu l’âge d’aller voir des concerts, avec des adultes d’abord, sans ensuite. Le premier dont je me rappelle c’était Renaud, j’avais 13 ans je crois. Il avait déjà une voix bien bien cassée, fumait clope sur clope sur scène mais ça me reste comme un souvenir incroyable. J’avais vu Renaud quoi ! J’ai été voir Bénabar ensuite. Je me rappelle une crise de presque hystérie dans la voiture avec mon père et ma sœur parce qu’on allait arriver en retard (je suis quelqu’un de très mesuré, tu te rappelles ?) Bon finalement on était grave à la bourre, mais tout le reste du public aussi puisque l’après-midi des agriculteurs avaient balancé des artichauts ou des choux-fleurs partout sur les routes pour protester (la Bretagne, ça poutre) alors ils avaient retardé le début du concert, comme ça on a pu aussi assister à la première partie (quel ennui). J’ai aussi vu Placebo quand j’étais au collège, j’ai d’ailleurs été sourde d’une oreille pendant près de deux jours après à cause de l’hystérie criante (littéralement) de l’amie avec qui j’étais. J’ai été voir Saez aussi, quand j’étais très rebelle mais je ne m’en souviens pas. Un peu en vrac j’ai vu Iggy Pop, Eiffel, Lou Reed, Bob Dylan, Mano Solo (bouhouhou), les Têtes Raides (trois fois, en prévenant tout mon entourage plus de six mois avant. Ils me haïssent), Thiéfaine, Jethro Tull, Miossec, Tiken Jah Fakoly, Sanseverino, Bashung… Cesaria Evora et Joan Baez quand j’étais minuscule aussi, je ne m’en souviens pas mais c’est super classe. Hé, j’ai vu Pierre Perret aussi ! (Les festivals ça a du bon)

Maintenant je me demande qui je pourrais encore voir en concert qui me tiendrait autant à cœur que ceux que j’ai déjà vu. Je ne parle pas de ceux qui sont morts ou des groupes qui n’existent plus hein. Je suis plutôt au courant que pour voir les Doors, Joplin (Janis, parce que Scott c’est pas un prénom) Bérurier Noir ou Queen (non, Paul Rodgers ne compte pas) c’est foutu. Ou plutôt si, je sais, je n’ai pas parlé de classique mais si je pouvais un jour avoir la chance de voir Le Concert des Nations ou Hesperion XXI (n’importe quoi avec Jordi Savall en fait), même roulée en boule sous un siège, je serai même prête à faire des câlins et à téléphoner à des gens, c’est te dire. Si je pouvais entendre en vrai Inessa Galante aussi, je ne dirai certainement pas non

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(cette voix, non mais écoute cette voix !)

Après, il sera aussi possible de me torturer en me faisant écouter contre mon gré pas mal de choses (ce blog regorge d’indices très subtils) mais j’essaie désormais de me calmer sur mon snobisme musical (ouais, quand on est capable d’écouter Mike Brant, parce que Mike Brant quoi, il vaut mieux fermer sa gueule)

Et toi, tu écoutes quoi ? Tu as des hontes musicales passées ou présentes ? Viens m’en parler, je vais te décomplexer moi, parce que j’assume tout ça, vraiment, pour me foutre la honte malgré mes goûts perplexants (ce mot n’existe pas, je l’invente donc) il faut y aller. Alors si je peux, toi aussi, non ?

13 mai 2015 ~ 1 Commentaire

Le travail c’est la santé

Hé ! Salut ! Comment tu vas ? Moi ça va, tout va bien.

Je t’ai manqué ? Je sais, je sais, je suis désolée mais j’étais très occupée pendant ces deux semaines. Entre deux siestes j’avais plein de trucs à faire, entre mon deuxième boulot (nul) et mes week-ends théâtre (pas nul) je n’ai pas vraiment pris le temps d’écrire quoi que ce soit. Et puis surtout j’ai été très occupée à détester quelqu’un. Normalement je ne déteste personne, jamais, mais cette fois j’ai trouvé un gagnant. J’en ai été très perturbée, tu comprends ? Bon, arrête de sangloter maintenant, tu vois bien que je suis revenue.

Le travail c'est la santé  dans Travail de rêves Fc9elLu

Je t’ai fait rêver avec mon travail pour lequel tu me jalouses atrocement, mais je ne t’ai pas raconté ce que j’ai fait avant.

Depuis plus de dix ans (oui je suis vieille, reste poli-e ou je m’en vais) je fait du baby-sitting, ce qui me permet de pouvoir manger après avoir payé mon loyer. Pour une raison qui reste obscure à ce jour, des gens continuent à me confier leurs enfants le temps d’une soirée, d’un après-midi ou même d’un week-end. Parfois c’est un job difficile, quand le gamin te fait lire Vingt-mille lieues sous les mers à chaque fois que tu viens le garder par exemple. Ce bouquin est abominable, je préfère encore lire Toupie. Certes Flocon l’ourson n’est pas très évolué mais tu peux y lire de belles phrases comme “Il vit qu’on lui avait volé son vélo” (lis à voix haute, si, vas-y) et te faire engueuler par une gamine de quatre ans “parce qu’il faut lire, c’est pas drôôôôle” (Si).

 dans Travail de rêves

Sinon après mes dix-huit ans j’ai abandonné la fac, où je m’étais judicieusement inscrite en socio pour faire comme SuperColoc (j’ai arrêté avant la Toussaint, elle n’a pas tenu jusqu’aux derniers partiels) et j’ai cherché du taf pour éviter de trop m’ennuyer. J’ai envoyé seulement deux lettres de motivation, parce qu’après ça j’étais trop fatiguée, j’ai reçu une réponse négative et une positive. J’ai donc commencé au mois de décembre à être payée pour faire des paquets-cadeaux. Ouais, je sais. Je travaillais pour la plus grande librairie de la ville dont le patron possédait aussi un magasin de disques juste à côté et un magasin de jeux, et de plein de choses pour les gamins. Le truc le plus chouette dans cette histoire c’est qu’on passait la journée dehors. 9h-20h à l’extérieur, sous des espèces de poteaux chauffants qui te cramaient le cerveau mais te laissaient les pieds en proie aux engelures. Je vais être honnête, c’est le boulot où j’ai été le plus douée (j’ai des capacités très limitées mais je sais faire de magnifiques paquets-cadeaux maintenant). C’est vrai qu’emballer deux gros livres de photos est plus facile que d’empaqueter une trottinette mais avec un peu de bonne volonté, on y arrive. Pour je ne sais plus quelle raison, ma cheffe a décidé qu’il fallait aussi m’apprendre à me servir de la caisse (à l’intérieur du magasin ! Et assise ! Le luxe !) et des tas d’autres petits trucs. Je te raconte pas la fierté, j’avais l’impression d’être promue en moins d’une semaine. Du coup, quand il y avait vraiment trop de monde à faire la queue (le savais-tu ? Les magasins sont généralement bondés au mois de décembre) on m’appelait à la librairie pour que j’ouvre une nouvelle caisse et je faisais ça avec un talent inégalé. En voyant mon aisance et ma politesse naturelles (je suis l’hypocrisie même, je peux sourire autant de fois que nécessaire sans montrer que j’ai envie de démembrer la personne qui vient d’arriver avec 72 livres et veut un paquet-cadeau pour chaque à l’heure de la fermeture) j’ai aussi été appelée au magasin de disques quand les gens prenaient leur pause. Finalement j’ai passé assez peu de temps à l’extérieur, je me sentais si spéciale. J’ai pu ne pas trop dépenser d’argent pour Noël avec les super réductions que j’avais sur les trois magasins, y étant employée. Dans tout ça le plus dur ce n’était pas de travailler debout, dehors avec les mains qui gèlent mais d’être dans le magasin de disques et de me retenir de sauter sauvagement sur l’un de mes collègues plus âgé que moi. Ce genre d’envie me prend à peu près aussi souvent que le fait de détester quelqu’un. Mais comme j’étais quelqu’un d’une retenue exemplaire (ou absolument pas sûre de moi, rapport principalement à l’alligatorite qui m’envahissait si tu te souviens, c’est au choix) et même si j’avais la très forte sensation qu’il n’aurait pas dit non, j’ai conservé le plus grand calme apparent. Ne dis rien, j’étais jeune.

aroused

J’ai continué à travailler pour eux de temps en temps pendant trois ou quatre ans, pour des inventaires, remplacer quelqu’un le temps d’un congé, tenir la caisse dans le salon le plus ennuyeux du monde… J’étais si riche !

Un été, j’ai trouvé que c’était une bonne idée de me proposer comme stagiaire dans une boîte d’assurances. Si tu suis un peu le blog, tu auras vite compris que je n’avais strictement aucune qualifications pour, mais encore une fois pour une raison obscure j’ai été prise et j’ai même été payée. Finalement les qualifications que je n’ai pas comptaient peu dans la mesure où j’ai trié des dossiers, fait des saisies informatiques et téléphoné (nooooon) à des gens qui avaient oublié de mentionner le prénom ou la date de naissance de leur enfant. Là, le plus dur c’était d’écouter MFM toute la journée. Crois-moi c’est pas facile.

Maintenant je suis donc nettoyeuse d’escaliers, je suis engagée par une dame pour aller chercher ses marmots à l’école certains soirs, je fais souvent du baby-sitting et même parfois du cat-sitting, c’est-à-dire que je suis payée de manière indécente pour donner des croquettes à des chats et c’est tout.

 OMG-WHAT

Et toi, tu as fait des petits boulots très intéressants ? Dis-moi tout.

30 avril 2015 ~ 0 Commentaire

La vie est parfois un fleuve intranquille.

Tu as remarqué ce qu’il se passe quand on approche à petits pas de l’été dans les rues ? Les gens se dénudent, comme si les 13° de fin de mois d’avril étaient bien plus chauds que ceux du mois de janvier. Bon, pas tous évidemment ; il y a des gens qui portent écharpe et bonnet jusqu’au 15 août.

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Du coup ce matin il y avait ceux emmitouflés dans leur gros manteaux d’hiver et ceux en shorts et tongs. Je vais te dire, j’admire un peu ces derniers qui sont capables de se promener presque pieds-nus sous la pluie et en même temps je ne peux pas m’empêcher de me demander, mais qu’est-ce qui ne va pas chez eux ? Non mais sérieusement, c’est hyper dangereux ! Je veux dire, un pied mouillé dans une tong ça glisse ! Tu peux te fouler un ongle d’orteil comme ça. En ce qui me concerne je suis capable de me niquer un nerf en m’asseyant en tailleur alors je ne me risquerai jamais à un tel danger. Mon médecin m’avait expliqué qu’il voyait ça de temps en temps chez les étudiants qui révisaient trop souvent assis en tailleur sur une surface molle. J’avais l’air studieuse alors j’étais ravie mais en vrai je regardais des tutoriels vernis à ongles sur youtube assise sur mon lit à la place de bosser pour mes partiels.

D’ailleurs quand on a pris notre premier appart avec SuperColoc elle était déjà persuadée de devoir m’emmener aux urgences au moins une dizaine de fois le premier mois. Elle avait essayé d’instaurer le port de moufles dans la cuisine pour éviter que je me tranche un doigt avec un presse-agrumes. Ce n’est peut-être pas un très bon exemple mais quand on sait que j’ai réussi à m’ouvrir le doigt avec une cuillère puis plus tard avec le morceau de carton qui sert à découper le cellophane on se dit que ses inquiétudes étaient peut-être justifiées. Mais comme cette personne est l’inverse même de la cohérence elle a trouvé judicieux d’acheter peu après un couteau à pain à double lames. Le truc qui coupe des DEUX côtés ! Tu ne peux pas mettre ça entre les mains d’une personne qui se brûle en collant son doigt dans le fond d’une casserole pour savoir si c’est chaud (ça fait pschiiit aïe ! quand c’est chaud normalement), je crois même que c’est puni par la loi, non ? Du coup j’ai mangé du pain de mie pendant toute notre colocation, ça résolvait le problème. Je ne suis même pas particulièrement maladroite pourtant, mon cerveau n’est juste pas fonctionnel à plein temps et mon instinct de survie est visiblement plus bas que chez les autres gens. Les normaux quoi, ceux qui ne se font pas de tendinite en courant en chaussures à talons (l’utilisation d’alcool n’a rien à voir dans cette situation) (si).

Finalement avec cette capacité très utile à se faire mal dans une pièce remplie de balles de coton (ceci n’est pas une situation vécue, je ne connais pas de tels endroits) il aurait pu m’arriver bien pire. Je veux dire par là que mes membres sont tous, encore aujourd’hui, totalement en état de marche et que je n’ai aucune séquelles de mes divers « accidents ». Bon à part mon bras gauche qui refuse de se plier correctement jusqu’au bout mais je ne suis pas tout à fait sûre que ce soit très important dans ma vie de tous les jours.

Un été, je me suis abîmé les tendons d’un genou sans savoir ni comment ni quand. Du coup j’ai passé plusieurs jours à marcher et courir comme d’habitude (pour préparer un spectacle de théâtre en déambulation la course, sinon c’est hors de question) et j’aurais peut-être pu y faire quelque chose avant si j’avais noté la couleur bleuâtre du genou et son côté enflé mais j’avais oublié de regarder. Je suis très peu préoccupée par ce genre de choses si terre-à-terre. Déjà à 10 ans bien qu’étant tombée dans les escaliers de mon école à 10h le matin et avoir été incapable de bouger mon bras de toute la journée je n’ai pensé à en avertir ma mère qu’au moment de dîner. Elle aurait préféré manger tranquillement plutôt que de m’emmener me faire plâtrer le bras mais que voulez-vous, personne ne l’a obligée à faire des enfants non plus. Pour tout te dire, le plus chiant avec un bras dans le plâtre, après se laver les cheveux évidemment (vas-y essaies avant de te moquer !) c’est de manger un yaourt (voir parenthèse précédente). Rigole si tu veux, mais un pot de yaourt que tu ne peux pas bloquer de tes petits doigts agiles, hé bien quand tu bouges la cuillère, il bouge aussi ! Par contre ne pas pouvoir écrire pendant presque deux mois à l’école ne m’a pas traumatisé plus que ça. (J’ai toujours été bonne élève)

Je me suis aussi fait une entorse un jour juste parce que j’avais des chaussures nulles. Oui, tu peux te faire des entorses en ne faisant rien de particulier. En tout cas moi je peux. Une fois que mon pied a arrêté d’être bleu-vert-jaune-violet-noir (miam) un poney a marché dessus. Mais du coup, cette fois-là, en toute logique, il ne s’est rien passé. C’est moi ou quand on est capable de parler de la fois où un poney nous a marché sur le pied sans considérer que ça rentre dans le cadre de trucs bizarres qui nous sont arrivés, on a une vie chelou ?

La vie est parfois un fleuve intranquille. pancake

(je vais juste poser ça là et le laisser ici, d’accord ?) (ou pas, c’est pareil) 

Bon, j’ai quand même fini une fois aux urgences, durant notre colocation (une seule !) après m’être étalée de tout mon long au milieu de la nuit sur un tabouret qui trônait fièrement au centre de la pièce. Ma nuque a violemment percuté le bord du tabouret et, si des gens peuvent mourir de ce genre de coups, moi j’avais mal au bras.Ne cherche pas d’explications, tu vas avoir mal à la tête. Je ne te raconte pas en détails la suite des événements parce que, même si ce n’est pas flagrant, je voudrais conserver un tout petit peu de dignité. Comme le lendemain je ne pouvais toujours pas bouger mon bras SuperColoc et ma sœur m’ont obligée à aller aux urgences. J’ai obtempéré en râlant parce qu’il fallait bien qu’on rentre et qu’étrangement ce n’était pas moi qui conduisais cette fois-ci. Mais j’avais juré que je n’avais rien de grave, rien, rien, rien et que ce n’était pas la peine. Au bout de trois heures d’attente à manger des bonbons vers luisants bicolores un médecin est venu me chercher et me coller dans une chaise roulante (quand on a mal au bras ça fait sens). J’ai rarement vue SuperColoc rire autant qu’en me voyant triste et abandonnée dans un couloir d’hôpital assise dans un fauteuil roulant en me tenant le bras. Cette fille n’est pas une bonne personne. Le médecin a donc fini par me dire que je m’étais probablement tapé un nerf ou un truc comme ça (oui ce sont ses mots, c’est rassurant non ?) En sortant de là j’étais triomphante, certes je n’ai pas pu bouger le bras pendant plusieurs jours et il s’est orné d’une très belle ecchymose mais au moins je n’avais rien de grave et j’avais donc raison ! (et j’aime avoir raison) (vivre avec moi, c’est dur).

 proud colocation

Et toi,tu t’es déjà foulé un cheveu en te regardant dans le miroir ? Tu portes des tongs quand il pleut ou bien tu portes une parka pour aller te baigner en été ? Fais-tu partie des gens qui utilisent réellement le mot parka ? Sais-tu accorder les adjectifs avec le mot gens ? (toi aussi amuse-toi avec le wikitionnaire) Tu connais un endroit remplie de balles de coton ? Raconte-moi tout, mais vraiment, tu peux me raconter tu sais !

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